Il a également été placé sous le statut de témoin assisté pour les faits de harcèlement sexuel. Le pénaliste est connu pour avoir défendu le Chilien Nicolas Zepeda, l’ex-ministre français Jérôme Cahuzac, le lanceur d’alerte Julian Assange ou encore Mohed Altrad, pilier du rugby et PDG du géant du BTP éponyme.
Publié le 02/08/2026 19:21
Mis à jour le 02/08/2026 19:23
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L’avocat Antoine Vey, ancien associé d’Eric Dupond-Moretti, a été mis en examen le 9 juillet « harcèlement moral au travail » entre 2016 et 2022 sur huit anciens collaborateurs et deux anciens salariés, a confirmé le parquet de Paris à franceinfo, dimanche 2 août. Le pénaliste parisien, 42 ans, est connu pour avoir défendu le Chilien Nicolas Zepeda, l’ex-ministre français Jérôme Cahuzac, le lanceur d’alerte Julian Assange ou encore Mohed Altrad, pilier du rugby et PDG du géant du BTP éponyme.
L’avocat est également poursuivi pour abus de confiance au préjudice de son cabinet, entre 2017 et 2021, soupçonné d’avoir utilisé le temps de travail de deux salariés à des fins personnelles.
Ces anciens jeunes collaborateurs, dont plusieurs sont aujourd’hui des pénalistes confirmés, ont confié aux juges, selon les informations de l’AFP, avoir été la cible de « hurlements », de sollicitations sept jours sur sept, de propos dénigrants sur leur travail, comme des notes sur 20 ou des cartons rouges.
Au sujet des cartons rouges, Antoine Vey a assuré à l’AFP avoir utilisé cette image « dans un but pédagogique ». « J’essayais de faire comprendre qu’une faute pouvait avoir des conséquences graves, notamment pour le justiciable ». « J’ai pu avoir des propos isolés, maladroits provocants ou agacés, mais je n’ai jamais délibérément, de manière répétée, cherché à humilier quelqu’un ou imposer des comportements qui ne seraient pas éthiques », a-t-il affirmé.
« Au fil de ces quinze dernières années, j’ai le sentiment de n’avoir jamais reçu d’alerte » et « je n’ai eu, de mon point de vue, que des relations tournées vers la bienveillance », a insisté l’avocat. Les juges lui ont opposé des témoignages illustrant « un comportement versatile » : « agréable, attentif », puis « cinglant ». « Le dossier contient de nombreux témoignages à la juge de collaborateurs ou de stagiaires, qui étaient au cabinet en même temps que ceux qui se plaignent, et qui décrivent une réalité radicalement différente », a fait valoir auprès de l’AFP Emmanuel Marsigny, l’un des avocats de d’Antoine Vey.
Une ancienne collaboratrice, pour laquelle il est poursuivi pour harcèlement moral, l’accuse aussi de propos sexistes dégradants ou encore de lui avoir posé la main sur la cuisse, entre 2017 et 2019, ce qu’il conteste. Il a été placé sous le statut plus favorable de témoin assisté pour harcèlement sexuel.
L’avocat est suspendu jusqu’à fin août, après une décision du Conseil de l’ordre du barreau de Paris le sanctionnant pour ses « manquements » envers des collaborateurs. L’affaire avait débuté par une enquête de Libération en 2023.
Source:
www.franceinfo.fr






