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Quand l'été provoque une forme d'anxiété

Il fait beau, tout le monde est joyeux mais vous vous sentez facilement agacé, un peu anxieux, vous manquez d’énergie, vous avez du mal à vous concentrer… L’été peut être source d’un trouble, nous explique Julien Ménielle.


Publié le 31/07/2026 11:04

Temps de lecture : 1min

Que ce soit une déprime passagère ou de l’anxiété estivale, la première clé est de l’accepter. Photo d’illustration. (Justin Paget / Digital Vision)

Vous avez un coup de mou, vous ne vous trouvez pas beaucoup de qualités en ce moment ? Vous avez peut-être un trouble affectif saisonnier estival. Il s’agit d’une déprime voire une dépression saisonnière.

La plupart des gens en souffrent à l’approche de l’hiver, d’autres sont touchés l’été. Les symptômes sont les mêmes, à ceci près que le trouble hivernal a tendance à couper l’appétit et provoquer des insomnies, alors que son équivalent estival fait plutôt prendre du poids et beaucoup dormir, parfois jusqu’à 17 heures par jour.

Alors, pourquoi allez-vous mal quand tout le monde « vit sa meilleure vie » ? Déjà, tout le monde ne va pas bien, méfiez-vous des apparences. Ensuite, le rythme de l’été bouscule peut-être vos routines et ça vous déstabilise.

Peut-être que la chaleur vous écrase, vous dissuade de tout effort, vous empêche de faire ce qui vous fait plaisir habituellement. Certaines personnes supportent moins bien les grosses chaleurs que d’autres, elles se sentent alors oppressées et donc, stressées.

Et puis il y a la pression sociale et les injonctions à sortir. Vous êtes sans doute le genre de personne à qui ça va très bien, l’hiver, de cocooner sous un plaid et de ne voir personne. Fêtes, pique-niques, verres en terrasse… Peut-être que vous n’avez pas les moyens. Peut-être que c’est trop pour vous et que vous le vivez mal parce qu’on vous donne l’impression que ce n’est pas normal.

Que ce soit une déprime passagère ou de l’anxiété estivale, la première clé est de l’accepter. On a le droit de ne pas aimer les barbecues à rallonge et le soleil.

Plus vous vivez mal quelque chose, plus vous sécrétez du cortisol, l’hormone du stress. Il faut casser le cercle vicieux. Si vous suivez un traitement, anxiolytique, antidépresseur ou autre, ce n’est clairement pas le moment de diminuer les doses.

Pensez à faire un peu d’exercice physique et à bien vous hydrater, consultez si vous en ressentez le besoin, pour le reste : écoutez-vous sans vous juger. Une règle qui s’applique d’ailleurs à l’entourage : pour que tout le monde aille le mieux possible, il faut savoir écouter sans juger. 


Source:

www.franceinfo.fr

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