L’avocat a écrit à la présidente du tribunal de l’application des peines de Paris, compétent en matière de terrorisme, afin qu’une audience soit fixée, révèle ICI Isère.
Publié le 29/07/2026 19:00
Temps de lecture : 2min
Un avocat grenoblois demande la libération conditionnelle et la suspension de peine pour raisons médicales du terroriste vénézuélien Carlos, détenu à Poissy dans les Yvelines, révèle mercredi 29 juillet ICI Isère. De son vrai nom Ilich Ramirez Sanchez, 77 ans, est atteint de la maladie d’Alzheimer. Sa demande de libération et celle de suspension de peine, déposées en février 2026 par son avocat maître Bernard Ripert, sont restées sans réponse. L’avocat vient donc d’écrire à la présidente du tribunal de l’application des peines de Paris, compétent en matière de terrorisme, afin qu’une audience soit fixée.
Carlos est détenu à la maison centrale de Poissy depuis son arrestation au Soudan par les services français en 1994. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour un triple assassinat commis en 1975, ainsi que pour quatre attentats perpétrés entre 1982 et 1983. Son dernier procès en appel s’est tenu en 2013.
Maître Bernard Ripert explique avoir constaté une forte dégradation de l’état de santé de son client lors d’une visite en prison en février 2026. « J’ai découvert un homme très affaibli qui n’avait plus de mémoire. Un homme qui ne savait quasiment plus qui il était, ce qu’il avait fait, qui d’ailleurs ne me reconnaissait pas », affirme l’avocat. Selon lui, Carlos est « vaincu par la maladie », tout en restant « enfermé dans les mêmes conditions discriminatoires ». « Il ne représente plus aucun danger pour personne », ajoute-t-il.
L’avocat décrit également un détenu désormais isolé. « Carlos est un homme seul. Sa compagne, qui fut son avocate, est morte. Beaucoup de ses amis l’ont oublié, presque renié. Il n’y a plus que quatre à cinq personnes qui s’intéressent à son sort et à sa situation », déclare-t-il.
Faute de réponse à ses demandes du mois de février, Maître Ripert indique avoir saisi la présidente du tribunal de l’application des peines de Paris. « Je ne sais pas si le calcul politique de la justice, de l’administration, est de le laisser mourir en prison, mais on s’achemine très sûrement vers une telle situation. J’ai des nouvelles de son état de santé plusieurs fois par semaine. Cet état se dégrade de jour en jour et d’heure en heure », affirme-t-il. Selon l’avocat, une personne se serait dite prête à accueillir Carlos en région toulousaine si une remise en liberté lui était accordée. Contacté par ICI Isère, le tribunal de Paris n’a pas répondu.
Source:
www.franceinfo.fr






