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«Un agrégateur de moyens»: au Moyen-Orient, le porte-avions «Charles de Gaulle» est le pilier de la défense européenne

La mission du porte-avions « Charles de Gaulle » devait initialement se dérouler en mer de Norvège. Mais la guerre au Moyen-Orient a bouleversé les plans de la marine française, et le groupe aéronaval a pris la route de la Méditerranée orientale. Positionné au large de Chypre, le porte-avions est un outil de réassurance sur le flanc sud de l’Union européenne.

Publié le : 05/05/2026 – 17:33


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Parti fin janvier de Toulon, d’abord pour le grand nord, le « Charles de Gaulle » a été rerouté en urgence début mars : une grande bascule pour une mission dans une région du Moyen-Orient en crise.

« Le groupe aéronaval a été déplacé par le président de la République et nous sommes arrivés après une bascule très rapide : six jours, 6 000 kilomètres. Nous sommes arrivés ici le 9 mars, pour incarner la volonté de la France de défendre le flanc sud de l’Europe. Chypre a été attaquée par des missiles balistiques des Iraniens. Le président nous a demandé de défendre nos emprises au Proche et au Moyen-Orient, et puis d’être en mesure de défendre nos ressortissants le cas échéant », explique l’amiral Thibault de Possesse, commandant du groupe aéronaval.

« Le groupe aéronaval (…) permet de démultiplier les effets militaires »

Les 20 chasseurs embarqués peuvent être projeté à 2 000 kilomètres du « Charles de Gaulle », qui lui-même peut faire jusqu’à 1 000 kilomètres par jour, précise l’officier de pont. Cela permet d’avoir un œil sur tous ceux qui naviguent dans la région, pointe le pacha du porte-avions. « On a vu un (navire) chinois passer. Évidemment, les Russes sont présents à Tartous. Et ensuite, bien sûr, nos alliés de l’Otan, mais aussi des partenaires de la région qui naviguent. Les Israéliens sont en mer, il y a beaucoup de monde, précise le capitaine de vaisseau Thomas Puga. En plus, on se rapproche d’Israël et de la côte libanaise, évidemment. Et on voit forcément le trafic qui évolue, les sorties de Suez. C’est souvent un indicateur, ce qui permet d’avoir un peu le thermomètre de la région et de la crise. »

Le « Charles de Gaulle » n’est pas seul. Dans son escorte, en plus d’une frégate multi-mission française, il y a une frégate néerlandaise de défense aérienne, l’« Evertsen », présente depuis le début de la mission, et une frégate italienne, l’« Alpino ». Cette présence de navires européens est un signalement stratégique insiste l’amiral Thibault de Possesse :

« Un porte-avion, c’est un agrégateur de moyens. C’est beaucoup plus efficace d’un point de vue stratégique, pour ceux qui n’en ont pas, de venir s’agréger et participer à ce groupe aéronaval avec une frégate, avec un pétrolier, avec un hélicoptère, avec quelques officiers de liaison, que simplement d’aller avec un bateau tout seul, essayer d’avoir une posture stratégique dans la zone, et donc le porte-avions, analyse-t-il. Le groupe aéronaval est un agrégateur de coalitions qui permet de démultiplier les effets militaires. Et donc, c’est seulement à cet aulne là qu’il faut mesurer l’effet que l’on a ici. Cette flexibilité, en utilisant la neutralité de l’espace maritime, on peut la reproduire demain si le chef d’état-major des armées le souhaitait, pour aller basculer, soutenir une opération de liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz sans difficulté. »

Trois mois de mer au compteur déjà, et peut-être un peu plus pour la mission Lafayette 26, si le « Charles de Gaulle » devait sécuriser le détroit d’Ormuz.

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Source:

www.rfi.fr

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