- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilEnvironnement"91 % des fruits et légumes bio sont emballés, dont la moitié dans...

"91 % des fruits et légumes bio sont emballés, dont la moitié dans du plastique", alerte Marie-Amandine Stévenin, présidente de Que Choisir Ensemble


Publié le 05/05/2026 22:48

Temps de lecture : 2min – vidéo : 4min

Marie-Amandine Stévenin, présidente de l’association de consommateurs Que Choisir Ensemble est l’invitée du 20 Heures, mardi 5 mai. Elle présente une enquête à paraître mercredi 6 mai sur l’omniprésence du plastique dans nos supermarchés.

Ce texte correspond à la retranscription d’une partie de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.

Léa Salamé : On pourrait imaginer que les produits bio sont bons pour la planète. C’est contre-nature, mais les fruits et légumes son, en fait, emballés dans du plastique.

Marie-Amandine Stévenin : C’est une étude qu’on a faite avec une autre association, No plastic in my sea. Effectivement, on a envoyé des bénévoles dans les supermarchés et on a constaté qu’il y avait 60 % des fruits et légumes qui étaient emballés et 91 % des fruits et légumes bio qui étaient emballés, dont la moitié dans du plastique. Donc c’est très contre-intuitif de se dire qu’une alimentation saine est emballée dans du plastique.

Quelle est la justification ?

La justification qui est avancée par les distributeurs, c’est que c’est pour éviter les sources de contamination. C’est quand même assez inquiétant de se dire que, pour ne pas contaminer un rayon biologique, on met du plastique parce qu’il y aurait trop de polluants, trop de pesticides qui sortiraient des fruits et légumes des rayons non bio. Ça, ça signifierait que c’est quand même particulièrement dangereux. À mon avis, il y a aussi une autre explication : c’est que sur le bio, les marges sont extrêmement élevées et donc ça évite aussi, en emballant les fruits et légumes bio, ça évite la fraude et ça évite, pour le consommateur, de payer au prix du non-bio.

Vous nous avez ramené aussi des petites bouteilles, des unidoses, qui sont ultra-plébiscitées.

C’est très à la mode. Il y a un objectif de réduction des bouteilles plastiques qui est à -50 % de bouteilles plastiques pour 2030. On voit actuellement en vente des doses de 6 centilitres à 2,50 euros, ça fait 41 euros le litre. Personne ne va payer 41 euros un litre de jus de fruits.

Donc vous dites aux gens d’acheter la grande bouteille, car ça sera beaucoup moins cher, si on fait le comparatif.

Ce sera moins cher et il y aura un peu moins de plastique. Mais l’idéal reste quand même cet objectif de réduction des plastiques.

Les bouteilles d’eau, c’est quand même le grand chiffre de cette enquête qui paraît demain : plus + 3 % de vente de bouteilles d’eau en plastique. En fait, ça ne baisse pas ?

Oui, ça ne baisse pas. Alors qu’il y a cet objectif à l’horizon 2040 d’une suppression du plastique à usage unique. Comme ça a été fixé dans la loi en 2020, ils se sont dit qu’on allait mettre un objectif à mi-chemin. Donc on va dire 2030 et -50 % sur les bouteilles plastiques. C’est assez logique parce que les bouteilles plastiques, c’est 40 % de la production plastique. Donc c’est vrai que c’est un levier sur lequel c’est important de pouvoir jouer. Le constat en 2026 : on fait + 3 %. Donc il y a toujours plus de bouteilles plastiques et il y a même des distributeurs, il y a même des magasins dans lesquels il y a plus de 180 références de boissons dans des bouteilles plastiques. Donc on est très loin des objectifs.

Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img