Le gouvernement congolais a annoncé, le 30 avril 2026, l’entrée en vigueur d’un décret pour encadrer l’exercice du « petit commerce » mais aussi du commerce de détail et ainsi protéger les opérateurs économiques locaux. Selon un communiqué du ministère de l’Économie nationale, les opérateurs économiques concernés disposent d’un délai de six mois pour se conformer aux nouvelles dispositions.
Publié le : 06/05/2026 – 09:32
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Commerces ambulants, kiosques, marchés – tous considérés comme des « petits commerces » – sont désormais exclusivement réservés aux citoyens congolais. Il en est de même pour ce qu’on appelle le commerce de détail : magasins, épicerie, ou bien pharmacie.
Seuls certains commerces de détail spécialisé, dit « à forte intensité de capital », restent ouverts aux investisseurs étrangers, après une demande d’autorisation. C’est le cas des supermarchés, des concessionnaires automobile, des biens de l’hôtellerie, qui nécessitent un investissement financier important. Le commerce de gros, lui, reste ouvert aux investisseurs étrangers, à condition de ne pas cumuler les statuts de grossistes et de détaillants.
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Cette réforme vise à protéger les petits opérateurs locaux, explique le ministère de l’économie nationale, souvent fragilisés par la concurrence étrangère dans les activités à faible capital. Annoncée en septembre 2025, elle vient rétablir une loi des années 1970, qui réservait déjà le petit commerce aux nationaux mais qui a progressivement disparu.
Le retour de cette loi intervient alors que les commerçants étrangers sont de plus en plus présents dans des activités de proximité, ce qui suscitent des tensions, dans un pays où l’emploi des jeunes reste majoritairement informel et précaire, selon la Banque mondiale.
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Source:
www.rfi.fr





