Elle appartient à l’histoire de l’astronomie depuis plus de 500 ans. La comète de Halley est sans doute une des comètes les plus célèbres de l’histoire. Déjà visible par les humains au XVIe siècle, elle n’a été formellement identifiée qu’au début du XVIIIe siècle par Edmond Halley.
Depuis, elle fascine les astronomes, mais aussi le grand public, et c’est en ce mois de mai qu’elle nous propose un beau spectacle. C’est en effet à cette période que la comète fournira une pluie de météores, ou plutôt d’étoiles filantes, au-dessus de nos têtes : les Êta aquarides.
Les débris de Halley
Cela ne signifie pas que la comète va passer près de la Terre. Sa période orbitale est bien plus longue, et elle ne s’est pas approchée de nous depuis 1986. Il faudra attendre désormais 2061 pour pouvoir l’observer à nouveau.
En revanche, la traînée de poussières qu’elle a laissée derrière elle sera, quant à elle, bien visible. La Terre croise régulièrement sa trajectoire, ce qui donne lieu à la fameuse pluie d’étoiles filantes des Êta aquarides, visibles chaque année au printemps durant quelques semaines.
Cela fait des millénaires que ces étoiles filantes sont observées par des humains. On en trouve déjà des traces dans des écrits datant du premier siècle avant notre ère.
Le mieux pour observer les Êta aquarides sera d’attendre l’aube, peu avant le lever du Soleil. © Wikimedia Commons
Mais ce n’est que bien plus tard, durant le XIXe siècle, que les Êta aquarides ont pu être formellement liées avec la comète de Halley.
Comment faire pour les observer ?
Avant toute chose, ne vous attendez pas à un spectacle incroyable. Si vous êtes habitués aux célèbres Perséides de l’été, ce rendez-vous printanier risque de vous laisser un peu déçu, car il est bien moins impressionnant en termes de taux horaire. Ici, on s’attend à, au mieux, à quelques dizaines de météores par heure (contre une centaine pour les Perséides), avec le pic attendu pour cette nuit du 5 au 6 mai.
Autre point négatif, la Lune n’est pas pleine mais reste encore très présente, à environ 80 % de sa luminosité maximale, ce qui risque de gêner les observations.

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Sans oublier la météo qui n’est pas vraiment favorable ce soir sur la grande majorité de la France métropolitaine, avec des pluies, des orages, ou au mieux, un ciel couvert.
Si tout cela ne vous décourage pas, essayez de trouver un endroit à l’abri de la pollution lumineuse et regardez vers l’est, en essayant de couvrir une grande portion du ciel. Le meilleur moment pour admirer les étoiles filantes sera en deuxième partie de nuit, peu avant l’aube, aux alentours de 4 heures du matin. À ce moment, vous pouvez aussi regarder là où la Lune ne brille pas afin de maximiser vos chances.
Plus de chances dans les mois à venir
Et puis si vous n’y arrivez pas cette nuit, pas d’inquiétude : le passage des Êta aquarides se poursuit quasiment jusqu’à la fin du mois. Même si le pic sera passé, la Lune deviendra peu à peu moins visible – et donc moins gênante – dans le ciel, et si la météo s’améliore, cela vous donnera quelques opportunités supplémentaires pour en profiter.
Enfin, si vraiment la chance n’est pas avec vous pour admirer cette pluie d’étoiles filantes, faîtes preuve d’encore un peu de patience. D’autres grands rendez-vous s’annoncent pour cet été avec les Delta aquarides et les Alpha Capricornides en juillet, puis les fameuses Perséides en août.
Source:
www.futura-sciences.com





