Voici trois ans que la lumière s’attarde de plus en plus sur son fils aîné, Moulay (« prince ») Al-Hassan, héritier du trône. Ce jeune homme élancé de 23 ans achève ses études à l’antenne de Rabat de l’université Mohammed-VI-Polytechnique (UM6P). Il y reçoit une formation ouverte sur le monde, apprenant notamment le mandarin. Lors d’une conférence de géopolitique dispensée par un visiteur étranger – un ancien ministre français –, il s’était montré très intéressé par le dossier de la guerre en Ukraine. « Pensez-vous que l’engrenage aurait pu être évité ? », avait-il interrogé avant de s’enquérir des « scénarios d’avenir ».
C’est donc ce prince en plein apprentissage de la marche du siècle qui a représenté son père, fin novembre 2024, lors d’une escale à Casablanca de Xi Jinping, le chef d’Etat chinois, de retour d’un sommet du G20 au Brésil. Accueil au pied de la passerelle de l’avion Air China, foulée sur le tapis rouge au son de la fanfare de la garde royale, offrandes de lait et de dattes au salon d’honneur de l’aéroport : le face-à-face entre le prince et l’un des hommes les plus puissants de la planète autour d’un plateau de thé et de friandises a marqué un tournant.
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