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Derrière le « syndrome du super-héros », des patrons de PME à la santé physique et mentale fragilisée

En France, la santé physique et mentale des dirigeants des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME) reste préoccupante, malgré une amélioration notable. C’est le principal enseignement du baromètre 2026 de l’IFOP pour la Fondation MMA des entrepreneurs du futur, mené du 17 février au 5 mars auprès de 1 000 dirigeants et publié lundi 4 mai. Derrière les indicateurs globalement positifs, l’étude révèle une réalité plus contrastée.

Aujourd’hui, un dirigeant de TPE et de PME sur deux (51 %) est ou a été confronté à des difficultés physiques et psychologiques (fatigue, troubles du sommeil, perte de motivation…). En cause, selon les sondés, la lourdeur administrative et réglementaire, la surcharge de travail et les incertitudes économiques. Conséquence directe : 34 % des dirigeants en difficulté psychologique envisagent d’arrêter ou de céder leur activité. « Un chiffre alarmant, qui concerne potentiellement près de 500 000 entreprises », souligne Sylvie Bonello, déléguée générale de la Fondation MMA des entrepreneurs du futur.

Réticence à demander de l’aide

Pourtant, 88 % des chefs d’entreprise se déclarent en bonne santé – un niveau en hausse sur dix ans. Un paradoxe qui s’explique par la tendance des dirigeants à minimiser tout signe de faiblesse, le monde entrepreneurial étant encore marqué par le « syndrome du super-héros », cette idée que le patron doit être capable de tout gérer dans son entreprise et de faire face, seul, à toutes les situations.

D’ailleurs, seuls 28 % des dirigeants souffrant actuellement d’un mauvais état psychologique souhaitent bénéficier ou bénéficient d’un accompagnement, un chiffre là aussi révélateur d’une culture encore marquée par la réticence à demander de l’aide. Les profils les plus expérimentés, souvent des hommes, de plus de 50 ans, restent convaincus de pouvoir s’en sortir sans aide, tandis que les plus jeunes et les femmes se montrent plus enclins à se faire épauler.

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Source:

www.lemonde.fr

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