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Ce qu’il faut savoir sur les hantavirus : origine, moyens de transmission, symptômes potentiels…

Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état, dimanche, de trois morts liés à un possible foyer d’infection à hantavirus, une maladie transmise à l’être humain par les rongeurs, des investigations sont en cours, lundi 4 mai, afin de mieux comprendre les circonstances entourant des cas de maladie respiratoire aiguë sévère signalés à bord d’un navire de croisière, le MV Hondius, dans l’Atlantique.

« A ce jour, un cas d’infection à hantavirus a été confirmé en laboratoire, et cinq autres cas sont suspectés. Sur les six personnes touchées, trois sont mortes et une se trouve actuellement en soins intensifs en Afrique du Sud », a fait savoir l’Organisation mondiale de la santé. « Des investigations approfondies sont en cours, notamment des analyses de laboratoire complémentaires et des enquêtes épidémiologiques. Une prise en charge médicale et un soutien sont assurés aux passagers et à l’équipage. Le séquençage du virus est également en cours », a-t-elle ajouté.

Que sont les hantavirus ?

Les hantavirus font partie des agents pathogènes pouvant provoquer des détresses respiratoires et cardiaques ainsi que des fièvres hémorragiques. En l’absence de vaccin comme de médicaments spécifiques contre les hantavirus, les traitements proposés consistent uniquement à soulager les symptômes.

Il existe de nombreux types de hantavirus, qui se distinguent par leur répartition géographique et leur tableau clinique. Selon le site Internet de l’Office fédéral de la santé publique suisse (OFSP), « un seul type de virus, extrêmement rare, peut se transmettre d’un être humain à un autre ».

Les hantavirus sont présents sur tous les continents et doivent leur nom à la rivière Hantaan, qui se situe à la frontière entre les deux Corées. Durant la guerre de Corée (1950-1953), plus de 3 000 soldats étaient tombés grièvement malades après avoir été infectés par ces virus, précise l’OFSP.

Environ 200 cas de syndrome pulmonaire à hantavirus surviennent chaque année, principalement en Amérique du Nord et du Sud, selon le site de l’agence de la santé publique du Canada.

Quels sont les modes de contamination ?

Les hantavirus se transmettent à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés tels que des souris ou des rats, qui excrètent le virus par la salive, l’urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l’inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection.

« La contamination humaine se fait généralement par inhalation de poussières et aérosols contaminées par les excrétions des animaux infectés (urines, déjections, salive), aux cours d’activités en forêt ou dans des locaux proches de la forêt et longtemps inhabités ainsi que lors d’activités dans des zones rurales où les champs et les fermes offrent un habitat favorable pour les rongeurs réservoirs », précise le site de l’Agence nationale de santé publique française.

La prévention de l’infection consiste essentiellement à limiter les contacts avec les rongeurs et leurs excrétions.

Quels sont les symptômes ?

Lorsqu’ils affectent l’être humain, les hantavirus peuvent être responsables d’infections de gravité variable, parfois mortelles. Les premiers symptômes cliniques sont généralement ceux de la grippe : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires.

Les deux maladies les plus communes causées par une infection à hantavirus sont le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), que l’on retrouve sur le continent américain, et la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR), que l’on retrouve surtout en Europe et en Asie.

Les types de virus que l’on trouve sur le continent américain peuvent ainsi entraîner des complications telles que des œdèmes pulmonaires et des syndromes de détresse respiratoire aiguë. Selon le site des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), 38 % des personnes qui développent des symptômes respiratoires peuvent succomber à la maladie.

Les types de hantavirus sévissant en Europe et en Asie peuvent être à l’origine de dysfonctionnements rénaux, voire d’une insuffisance rénale aiguë. La létalité varie selon les virus et peut aller jusqu’à 15 % des cas, selon l’OFSP.

Le Monde avec AFP


Source:

www.lemonde.fr

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