Avec un recul de 6,5 % en valeur sur l’ensemble du trimestre par rapport à 2025, le secteur de l’édition souffre, avec un mouvement. Mais se dessine surtout une érosion constante, quand on prend le temps d’analyser les données. En janvier 5 % de recul, puis 6 % en février pour aboutir à 11 % selon les données d’Edistat.
Un mouvement similaire à celui qui s’observait déjà en comparant les données 2025 à celles de 2024 : janvier ne bougeait pas, mais février affichait 5 % de chute et mars 9 %, toujours en valeur.
Bien entendu, si le chiffre d’affaires diminue, c’est que les ventes en volume suivent le même sentier : 57,532 millions d’exemplaires écoulés sur le premier trimestre, contre 61,759 millions l’an passé, on s’approche des 7 % de diminution.
« Pour moi, le signal est simple : les lecteurs achètent moins et, surtout, ils choisissent davantage », assurait récemment Jean-Charles Carlier dans nos colonnes. Directeur commercial chez Dilisco, il ajoutait : « Ce ralentissement touche presque tous les segments et les catégories les plus exposées sont celles qui relèvent d’achat réfléchi comme le tourisme, les sciences humaines, les beaux-arts où les baisses y sont fortes. »
ANALYSE – Sur un an, les prix des livres ont augmenté de 0,9 %
La première semaine du mois d’avril (30 mars – 5 avril) laissait entrevoir une accalmie, voir un redoux : avec 7 % de croissance en volume (4,947 millions d’exemplaires écoulés) et 5 % en valeur (60,324 millions €), on entendait un soupir de soulagement collectif.
Sauf la semaine 15 (du 6 au 15/04) a frappé fort : le recul en vente est de 18 % (4 millions d’exemplaires écoulés) et de 16 % en valeur (49,456 millions €). Pour beaucoup, ce premier trimestre douloureux préfigure d’ores et déjà le premier semestre de 2027, année présidentielle, rarement favorable au milieu du livre.
Crédits photo : ActuaLitté, CC BY SA 4.0
Par Nicolas GaryContact : ng@actualitte.com
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