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Politique : une parité encore loin d’être atteinte

À un an de l’élection présidentielle, les noms de candidats qui circulent sont très majoritairement masculins. Une situation qui reflète un déséquilibre plus profond dans la vie politique française, malgré 25 ans de lois sur la parité.


Publié le 29/04/2026 08:52

Temps de lecture : 1min

Marine Le Pen (à gauche) et Ségolène Royal sont les deux seules femmes à jamais avoir atteint le second tour de l’élection présidentielle en France. (JULIEN DE ROSA / JODY AMIET / AFP)

Édouard Philippe, Bruno Retailleau, David Lisnard, Gabriel Attal, François Ruffin ou encore Olivier Faure… La liste des prétendants potentiels à 2027 est longue, et surtout très masculine. Face à eux, peu de femmes. Marine Le Pen (sous réserve d’éligibilité), Delphine Batho, Nathalie Arthaud, ou Marine Tondelier (candidate à une primaire de la gauche et des écologistes)… Les femmes se comptent sur les doigts d’une main.

Ce déséquilibre n’est pas nouveau. Depuis 1965, seules deux femmes ont atteint le second tour de l’élection présidentielle : Ségolène Royal en 2007 et Marine Le Pen en 2017 et 2022. Au-delà des candidatures visibles, les inégalités persistent dans les cercles de décision. Les femmes occupent 28 % des postes clés du pouvoir politique et administratif. Et 80% des chefs de cabinet ministériels sont des hommes.

Ces chiffres proviennent de l’index de féminisation des instances dirigeantes publié par Oxfam France en 2025. Ils illustrent un déséquilibre dans des fonctions souvent peu visibles, mais centrales dans la prise de décision.

La situation s’est améliorée depuis les lois sur la parité adoptées à partir de 2000. À l’Assemblée nationale, la part des femmes est passée de 6% en 1993 à 38,8% en 2017, avant de légèrement reculer à 37,3% en 2022, selon les données de l’Assemblée nationale.

Dans les communes, grâce aux lois successives sur les lois récentes, les conseils municipaux sont désormais presque paritaires. Mais la plus haute fonction, celle de maire reste très masculine : près de 3 maires sur 4 sont des hommes. On compte un peu moins de 8 000 femmes maires, soit 22,6% du total des villes. Et dans les grandes villes, l’écart est encore plus marqué : 8 femmes seulement dirigent les 42 villes de plus de 100 000 habitants, selon les données de l’Association des maires de France.

Malgré des avancées, les femmes restent minoritaires dans les fonctions les plus élevées et les plus stratégiques. La remarque de Yaël Braun-Pivet sur une vie politique « trustée par des hommes » correspond donc à une réalité mesurée, aussi bien dans la sphère visible que dans les coulisses du pouvoir.


Source:

www.franceinfo.fr

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