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Nicolas Sarkozy : sa riposte face aux accusations de Claude Guéant


Publié le 29/04/2026 21:49

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

C’est l’histoire d’un divorce politique devant le tribunal entre Nicolas Sarkozy et son plus fidèle conseiller, Claude Guéant. En effet, ils se déchirent au procès en appel sur le financement libyen présumé de la campagne de 2007. De retour à la barre ce mercredi 29 avril, l’ex-président a fermement contredit la version de son ancien bras droit, qui l’avait accablé dans deux lettres envoyées à la cour.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Parole contre parole entre l’ancien président de la République et son ex-plus fidèle collaborateur. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy a dû s’expliquer sur les déclarations de Claude Guéant, malade, qui ne peut assister aux audiences et qui fragilise sa défense.

Dans un courrier envoyé à la cour il y a trois jours, l’ancien secrétaire général de l’Élysée multiplie les accusations. « Nicolas Sarkozy se trompe. L’affirmation de Nicolas Sarkozy est inexacte », écrit-il notamment. Et au cœur de l’affaire, ce dîner de juillet 2007 à Tripoli (Libye) avec le dictateur Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy. C’est là que le président fraîchement élu aurait demandé à Claude Guéant d’étudier la requête du chef libyen, de revoir la situation judiciaire de son beau-frère Abdallah Sénoussi, condamné par la France à la réclusion à perpétuité pour l’attentat du DC-10 d’UTA. Pour l’accusation, une demande en contrepartie du financement libyen présumé de l’ancien président. « Nicolas Sarkozy m’a appelé pour entendre la préoccupation que venait de lui exprimer Kadhafi, à savoir son souhait de voir lever le mandat d’arrêt de Sénoussi. C’est à ce moment-là qu’il m’a dit : ‘Claude, voyez cela' ».

Interrogé cet après-midi, Nicolas Sarkozy continue de nier avec une pointe d’ironie. « Je ne dis pas que M. Guéant ment, sa mémoire a évolué. Pour des faits qui ont 19 ans, la mémoire de chacun peut évoluer », a déclaré l’ancien président de la République. Claude Guéant aurait même rencontré le beau-frère infréquentable de Kadhafi dès 2005, quand Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur. Nicolas Sarkozy, lui, assure n’en avoir rien su. « Je confirme qu’il n’a pas parlé de sa rencontre avec M. Sénoussi en 2005. Je pense que Guéant n’était pas fier de cette fêlée piégée », estime Nicolas Sarkozy.

Une pique enrobée de mots plus aimables de l’ex-président ce mercredi après-midi envers son ancien bras droit. Et ça ne doit rien au hasard pour l’avocat des parties civiles. « Je l’interprète comme quelqu’un qui a peur. Qui a peur parce qu’il sait probablement que Claude Guéant en a encore sous le coude et que si jamais il remet le couvert en attaquant à nouveau sa probabilité, c’est le risque pris de nouvelles révélations qui vont définitivement crucifier sa défense », affirme Me Vincent Brengarth, avocat de l’association Sherpa – Partie civile.

Claude Guéant et Nicolas Sarkozy restent d’accord sur un point. Au final, rien n’aurait été fait pour le beau-frère de Kadhafi et l’ancien chef d’État réaffirme qu’aucun argent libyen n’a financé sa campagne.


Source:

www.franceinfo.fr

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