Publié le 24/04/2026 15:09
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Près de trois ans après la disparition du petit Emile dans les Alpes de Haute-Provence, l’enquête franchit une étape clé, vendredi 24 avril. De nouveaux indices ont été découverts en expertisant les ossements de l’enfant. Ces éléments pourraient permettre d’ouvrir de nouvelles pistes, et d’en refermer certaines.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Le mystère sur la mort du petit Émile sera-t-il bientôt levé ? Les résultats des prélèvements effectués sur les ossements et les vêtements de l’enfant retrouvés dans la forêt du Haut Vernet (Alpes-de-Haute-Provence) en mars 2024 semblent apporter un nouvel éclairage. Des éléments, comme notamment des résidus de fientes de poulet et de chauve-souris, laissent penser qu’après sa disparition, Émile aurait séjourné sur un site agricole.
Autre expertise qui accrédite cette thèse : la découverte de particules de cordelette, un modèle exclusivement utilisé dans l’agriculture. Impossible, en revanche, de déterminer si l’enfant a été entravé par des cordelettes et combien de temps il aurait séjourné dans un environnement agricole. Mais pour ses grands-parents, cette découverte éloigne l’enquête de la piste familiale. « À ce stade des investigations, tout ce qui pouvait concerner, je crois, la famille de ma cliente a pu être passé au peigne fin ; c’est tout à fait légitime, c’est tout à fait nécessaire. Et apporter des réponses qui sont, je crois, de nature à orienter désormais le travail des enquêteurs vers notre piste », commente Me Julien Pinelli, l’avocat de la grand-mère d’Émile.
Une trace ADN inconnue a également été retrouvée sur le crâne du petit Émile. Pour tenter de mettre un nom sur cette trace, les enquêteurs ont prélevé l’ADN de 106 habitants de l’Auvergne et des environs. Les échantillons seront tous comparés à cet ADN inconnu. « S’il y a un match parfait, c’est que l’ADN appartient au suspect. Mais il se peut aussi que le match ne permette d’identifier qu’un membre de la famille, qui n’est pas le suspect lui-même : un oncle, une tante, un cousin ou une cousine, puisqu’il y aura certains variants génétiques qui seront partagés entre l’ADN retrouvé sur la scène de crime et l’ADN de la personne pour laquelle ça a matché », précise Antoine de Pauw, conseiller en génétique à l’Institut Curie.
Les recherches sur l’ADN pourraient prendre encore plusieurs semaines. Elles seront déterminantes dans l’affaire où, désormais, l’hypothèse d’un meurtre est privilégiée.
Source:
www.franceinfo.fr





