Publié le 25/04/2026 07:54
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Trois ans après le meurtre d’Agnès Lassalle et au terme d’un procès à huis clos, l’élève ayant mortellement agressé sa professeure a été condamné à 15 ans de réclusion. La dignité de la famille de la victime a été saluée par l’avocat de l’accusé.
Le verdict était très attendu après une semaine de procès à huis clos. Le lycéen qui a tué sa professeure d’espagnol, Agnès Lassalle, il y a trois ans, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. C’est un soulagement pour le compagnon de la victime. « C’était une justice très professionnelle, consciencieuse, bienveillante. C’est l’esprit d’Agnès, tout simplement, et c’est ce qu’il faut retenir. Je ne crois pas aux signes, mais là quand même, c’est vraiment très bien. Il aura une seconde chance et j’espère que ce monsieur va la saisir parce qu’il va découvrir la vie au moment où Agnès n’avait pas encore vraiment vécu la sienne », a déclaré Stéphane Voirin.
L’enjeu du procès était de reconnaître la responsabilité pénale du jeune homme, âgé de 16 ans lors du passage à l’acte. Trois expertises psychiatriques venaient se contredire. Les jurés retiennent l’altération du discernement avec un trouble psychique au moment des faits.
« Il n’y aura pas d’appel, a annoncé Me Thierry Sagardoytho, avocat de l’accusé. Il est important que la dignité exemplaire des proches d’Agnès Lassalle trouve maintenant un apaisement. Pour mon client, c’est important aussi parce que cela va lui permettre d’envisager l’avenir et d’être en quelque sorte l’acteur de sa reconstruction. S’il fallait retenir une leçon de cette épouvantable affaire, ce serait sans doute de porter une attention particulière à la prise en charge des adolescents souffrants en matière de psychiatrie. »
Le 22 février 2023, Agnès Lassalle avait été mortellement poignardée au sein du collège-lycée Saint-Thomas d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) par l’un de ses élèves. Une douzaine d’enseignants de l’établissement sont venus assister à ce dernier jour de procès. Ce drame a profondément marqué ses proches. « La famille d’Agnès Lassalle a pris acte du délibéré de la cour d’assises des mineurs. Elle n’entend y apporter aucun commentaire. Elle pense à Agnès, ainsi qu’aux autres victimes, finalement, à la communauté enseignante et aux élèves, bien sûr », a indiqué Me Nicolas Rothe de Barruel, avocat de la famille de la victime. En France, depuis quarante ans, une dizaine de meurtres de professeurs a été recensée lors de l’exercice de leur fonction.
Source:
www.franceinfo.fr





