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Métropole de Grenoble : l’élection du président est reportée, après l’échec de deux votes sans majorité

Le conseil de Grenoble Alpes Métropole a échoué dans la nuit de jeudi 23 à vendredi 24 avril à se choisir un président et le vote a été reporté d’une semaine, a appris l’Agence France-Presse auprès de participants.

Démarrée jeudi en début d’après-midi et achevée tard dans la nuit, la première séance de la nouvelle assemblée élue, entrecoupée de longues tractations en coulisses, a donné lieu à deux tours de vote qui n’ont pas permis de départager les candidats.

Quatre élus étaient initialement en lice : Raphaël Guerrero (centre et droite), maire de Jarrie et vice-président aux finances sortant ; Guillaume Lissy, le maire socialiste de Seyssinet-Pariset, à la tête d’un collectif d’élus de gauche (socialistes, communistes, écologistes), dont fait partie Laurence Ruffin, la nouvelle maire de Grenoble ; Allan Brunon, l’« insoumis »  grenoblois  ; et Enzo Billon, l’élu du Rassemblement national d’Echirolles.

Séance suspendue vers 2 heures du matin après un malaise

Aucun d’entre eux n’a obtenu la majorité absolue requise (56 voix sur 110), M. Guerrero arrivant en tête lors des deux premiers tours avec 50 puis 51 suffrages, devant M. Lissy avec 47 voix à deux reprises. M. Brunon a récolté 9 voix au premier tour puis 8 au deuxième.

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Un troisième tour permettant d’élire le président à la majorité relative était attendu dans la nuit après de longues tractations en coulisses, mais la séance a été suspendue peu après 2 heures du matin après un malaise de M. Lissy et le vote renvoyé à jeudi 30 avril, a annoncé la présidente de séance, Françoise Fontana.

Le nouvel élu à la tête de cette métropole regroupant 49 communes et représentant quelque 450 000 habitants doit succéder au président sortant, Christophe Ferrari (ex-Place publique), en poste depuis 2015, et qui ne se représentait pas. Ce dernier mandat avait été émaillé de vives tensions entre M. Ferrari et le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, qui avait à l’époque soutenu un autre candidat.

Pour une métropole « apaisée »

Mme Ruffin, qui a succédé le mois dernier à Eric Piolle à la mairie de Grenoble, avait affirmé de longue date vouloir tourner la page de ces divisions, plaidant pour une métropole « apaisée, qui respecte toutes ses communes ».

« La ville-centre n’est pas là pour prendre toute la place. Mais la métropole ne peut pas avancer sans elle. Aujourd’hui, c’est la faiblesse des candidatures construites sans Grenoble. Sans la ville-centre, la métropole ne fonctionnera pas. Nous l’avons déjà vécu lors du mandat dernier. Et personne ici ne souhaite que ça se fasse à nouveau comme ça », a-t-elle déclaré jeudi avant le vote.

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Le Monde avec AFP


Source:

www.lemonde.fr

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