Bonne nouvelle pour les épargnants : alors qu’ils vident progressivement leurs Livrets A au profit de leurs assurances-vie (19,5 milliards d’euros investis en février, un record), ils voient les frais de leurs placements financiers diminuer régulièrement.
L’Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme du secteur, précise dans une note que les frais des organismes de placement collectif (OPC, communément appelés « fonds »), mais aussi ceux des comptes-titres et des plans d’épargne en actions (PEA) ont diminué en 2025.
En moyenne, les épargnants ayant investi dans un OPC ont dû s’acquitter de 1,06 % de frais l’année dernière, contre 1,16 % en 2024 et 1,18 % en 2023, hors commissions de surperformance, ces frais supplémentaires prélevés par les gérants de certains fonds s’ils dépassent un niveau de performance prédéterminé. En ajoutant ces commissions, les frais totaux se sont élevés à 1,37 % en 2025, contre 1,47 % en 2024.
Mais malgré les efforts de l’industrie pour rendre les véhicules actifs plus abordables, les fonds passifs que sont les ETF (exchange traded funds, fonds indiciels cotés) continuent de creuser l’écart. Ils n’ont prélevé en moyenne que 0,33 % de frais l’année dernière, après 0,36 % en 2024.
Au-delà des fonds, l’investissement boursier en direct est lui aussi de moins en moins cher. Dans le cadre des comptes-titres et des PEA, l’AMF distingue deux catégories de courtiers : les banques de réseau et les acteurs en ligne.
Concurrence des acteurs en ligne
Les premières, sans doute face à la concurrence des seconds, semblent avoir opté pour une relative stabilité de leurs grilles de frais cette année. Pour le passage d’un ordre boursier de 1 000 euros via un compte-titre ou un PEA, elles facturent désormais en moyenne 0,65 % et 0,49 %, respectivement, du montant investi (contre 0,67 % et 0,49 % en 2025). « Pour les comptes-titres, ce coût a baissé depuis cinq ans, puisqu’il était de 0,79 % pour un ordre de 1 000 euros et de 0,54 % pour 5 000 euros », précise l’AMF.
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Source:
www.lemonde.fr





