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Léon XIV en Angola, un pays en quête de réconciliation

Du 18 au 21 avril, le Pape effectue dans l’ancienne colonie portugaise la troisième étape de son voyage apostolique en Afrique, 17 ans après Benoît XIV. L’occasion de rencontrer un pays encore fragilisé par les séquelles de la guerre civile et miné par les inégalités, où l’Église reste néanmoins un pilier de la société.

Olivier Bonnel – Envoyé spécial en Angola

Le 22 mars 2009, au moment de quitter l’Angola, Benoît XIV ne cachait pas sa tristesse de devoir laisser un peuple qu’il venait de découvrir, mais partageait aussi sa joie «d’avoir rencontré un peuple courageux et décidé à renaître». C’est avec le même esprit que Léon XIV devrait arriver ce samedi 18 avril, dix-sept ans après son prédécesseur, pour la troisième étape de son voyage apostolique en Afrique.

L’Angola est en effet une terre où les souffrances n’ont pas manqué, et ou la «renaissance« semble toujours une promesse pour l’avenir. Le peuple angolais a traversé une sanglante guerre civile, amorcée dès l’indépendance du pays en 1975, et qui n’a réellement pris fin qu’en 2002, un conflit qui a fait entre 500 et 800 000 morts et a laissé de profonds traumatismes dans la société. Si la stabilité est revenue, la société angolaise doit encore affronter de nombreux défis à commencer par ceux du développement, de la justice sociale et de la lutte contre la corruption.

Selon Mgr José Manuel Imbamba, archevêque de Saurimo et président de la Conférence épiscopale, la guerre civile «a retardé le peu qui avait été accompli, créant des situations de division, de pauvreté, d’exclusion et de politisation excessive de la conscience populaire». «Aujourd’hui, l’Angola est très fragmenté, les partis comptent plus que tout. L’Angola est en quelque sorte prisonnier des partis et, naturellement, lorsque cela se produit, le pays reste à la traîne» expliquait-il dans un entretien à l’agence Fides.

Dans les rues de Luanda la capitale

Un pays en quête d’unité et de réconciliation

Léon XIV vient dans le pays comme «pèlerin d’espérance, de réconciliation et de paix» comme le rappelle la devise de ce voyage. Il peut compter sur le relai d’une Église angolaise jeune et dynamique, dans un pays où environ 45% de la population est catholique (20 millions de personnes). Outre la capitale Luanda, les rendez-vous du Souverain pontife le mèneront au sanctuaire marial de Muxima, à deux heures de la capitale et dans la ville de Saurimo, cité diamantifère du nord-est du pays, non loin de la République démocratique du Congo et où vivent de nombreux déplacés. Région fragile, Saurimo et les provinces qui l’entourent sont souvent considérés comme des régions oubliées où l’État est absent.  

Puissance pétrolifère du continent, l’Angola est aussi l’un des pays les plus inégalitaires de la planète. Lors de ce voyage, le Pape ne devrait pas ainsi manquer d’exhorter à une meilleure distribution des ressources, au service du peuple, en soulignant que les Angolais font tous partie du même corps social. «L’Angola est un pays où nous avons de nombreux problèmes, mais nous savons garder l’espérance» confie le père franciscain Antonio Silva à la paroisse Notre-Dame de Fatima où Léon XIV rencontrera le clergé angolais, «nous attendons de lui des mots de paix et de réconciliation pour chacun des Angolais, qu’il nous dise que l’on est capable de vivre dans la dignité».


Source:

www.vaticannews.va

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