Une très large partie du patronat élève la voix à titre préventif. Alors que le gouvernement envisage de raboter les exonérations de cotisations accordées aux entreprises, les principaux mouvements d’employeurs lui ont déconseillé, mardi 21 avril, de s’engager dans cette voie. Un nouvel épisode qui illustre les crispations entre certains représentants des milieux d’affaires et l’équipe de Sébastien Lecornu.
Le sujet a été abordé lors de la réunion, mardi matin à Bercy, du comité d’alerte des finances publiques, à laquelle participaient plusieurs ministres, ainsi – entre autres – que les acteurs sociaux. Aucune annonce concrète n’a été faite, mais les membres du gouvernement ont confirmé qu’ils cherchent quelque 6 milliards d’euros d’économies afin de compenser les retombées négatives de la guerre au Moyen-Orient : quatre milliards au niveau de l’Etat et de ses opérateurs, deux milliards pour la « sphère sociale ».
L’exécutif souligne que le conflit en Iran écorne la croissance tout en alimentant des tensions inflationnistes, du fait du renchérissement du cours des hydrocarbures. S’agissant de notre système de solidarité, ces phénomènes sont susceptibles d’avoir plusieurs impacts défavorables : ralentissement des rentrées de recettes dans les caisses de la « Sécu », augmentation des dépenses avec des allocations-chômage versées à un plus grand nombre de demandeurs d’emploi et des prestations majorées en raison de leur indexation sur l’indice des prix.
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Source:
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