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Le pari fou de Blue Origin a marché… Jeff Bezos signe enfin l’exploit qu’on attendait, mais la victoire est incomplète

C’est à la fois un énorme succès et un sacré échec. Hier matin, à Cap Canaveral en Floride, la fusée New Glenn a décollé et, pour Blue Origin, c’était la première tentative de réutilisation du lanceur GS1-SN002.

Ce premier étage du New Glenn portait le nom « Never Tell Me The Odds », ce qui signifie « ne me parlez pas de probabilités ». Cette expression culte de Han Solo dans Star Wars lui a porté chance. Dans le film, le personnage fonce dans un champ d’astéroïdes et les probabilités qu’il s’en sorte sont minimes. Et pour cette troisième mission de Blue Origin, le lanceur a lui aussi défié les probabilités puisqu’il a réussi sa manœuvre d’atterrissage pour se poser sur sa barge Jacklyn de Blue Origin positionnée sur l’Atlantique, en amont de la zone de lancement.


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Ce retour était loin d’être gagné quand on se souvient de la dizaine d’échecs qu’a connus SpaceX avant de pouvoir réutiliser un lanceur. C’est d’autant plus spectaculaire qu’il s’agit d’un lanceur « lourd », contrairement aux différents Falcon de SpaceX.  

La réussite de la réutilisation du lanceur lourd de New Glenn est un événement important, mais la mission qu’il devait réaliser est un échec. © NSF

Un succès en demi-teinte

Pour ce qui est de l’échec, l’objectif de la fusée consistait à placer en orbite un satellite BlueBird 7, conçu pour faire partie de la constellation Internet AST SpaceMobile. Ce satellite est un poids lourd de 6,1 tonnes qui déploie ses antennes sur une surface de 222 mètres carrés une fois en orbite. Or, Blue Origin a expliqué que celle-ci n’est pas nominale, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas de celle qui était programmée. L’engin va donc devoir manœuvrer pour se positionner correctement, ce qui va engendrer du retard sur sa mise en service et réduire sa durée de vie en raison de la consommation de carburant nécessaire.

Alors que les lancements de satellites se multiplient, des scientifiques commencent à se poser des questions sur les conséquences que cela pourrait avoir sur nos vies sur Terre. © immimagery, Adobe Stock

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AST SpaceMobile compte sur la fusée New Glenn pour peupler sa constellation de satellites et Blue Origin prévoit de réutiliser son booster tous les 30 jours à partir de cette année. La société considère qu’elle pourra réutiliser un lanceur jusqu’à 25 fois. 

Malgré la note amère du mauvais positionnement du satellite, Blue Origin reste le second opérateur spatial à avoir réutilisé un lanceur, de surcroît lourd. Un événement exceptionnel, dont Elon Musk a salué l’exploit.


Source:

www.futura-sciences.com

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