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Le Conseil d’Etat confirme la dissolution du groupuscule antifasciste la Jeune Garde, mis en cause dans la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque

Le Conseil d’Etat a rejeté, jeudi 30 avril, le recours de la Jeune Garde, ce groupuscule antifasciste créé en 2018 par Raphaël Arnault, contre le décret de dissolution pris à son encontre en juin 2025 par le ministre de l’intérieur de l’époque, Bruno Retailleau. La haute juridiction administrative a estimé que la dissolution était « adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes portées à l’ordre public ».

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Dans un communiqué, le Conseil d’Etat explique que la Jeune Garde « a mené et incité à commettre des agissements violents de confrontation et d’exclusion physique de l’espace public, tant par le comportement de ses membres que par ses soutiens à certains comptes sur les réseaux sociaux et son absence de réaction à leurs contenus ».

Le mouvement contestait le décret de dissolution pris en Conseil des ministres le 12 juin 2025, qui énumérait des rixes violentes ou prises à partie à Strasbourg, Paris et Lyon entre 2023 et 2025 à Lyon.

Le gouvernement reprochait alors à la Jeune Garde de « provoquer à des agissements violents contre les personnes », mais aussi d’en commettre. L’exécutif l’accusait aussi d’organiser au profit de ses membres des entraînements aux sports de combat et au « combat de rue » ou encore de les « galvaniser grâce au recours à un vocabulaire provoquant ou légitimant la violence envers les groupes adverses », en particulier ceux d’extrême droite.

Après sa dissolution, l’avenir du groupuscule antifasciste s’est compliqué depuis la mort, en février, du militant d’extrême droite Quentin Deranque, affaire dans laquelle d’anciens membres ou proches de la Jeune Garde sont impliqués.

Dans sa décision rendue jeudi, la plus haute juridiction administrative estime également que « si le groupement contestait certains des faits qui lui étaient reprochés, ses membres prenaient souvent l’initiative de l’utilisation de la violence dans l’espace public ».

Une enquête a par ailleurs été ouverte à la fin de février après un signalement du ministère de l’intérieur soupçonnant une reconstitution du mouvement antifasciste.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Devant le Conseil d’Etat, le rapporteur public appelle au rejet du recours de la Jeune Garde contre sa dissolution

Le Monde


Source:

www.lemonde.fr

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