Gilles Simeoni a sans doute joué sa dernière carte, à Paris, pour sauver le processus politique sur l’autonomie de la Corse. Le président de l’exécutif a reçu l’assurance, jeudi 16 avril, que le projet de loi constitutionnelle qui devait, comme il est d’usage, passer par le Sénat, soit finalement examiné en première lecture par l’Assemblée nationale. Cette navette parlementaire, à l’origine prévue à l’automne 2025, a été repoussée après les élections sénatoriales. Ce qui s’apparentait, selon Gilles Simeoni, qui a multiplié les appels de la Corse vers Paris ces derniers jours, à un « enterrement de première classe du travail accompli depuis quatre ans ».
Le début de l’examen aura lieu finalement à la fin mai ou au début de mois de juin en commission des lois, puis, quelques jours plus tard, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Le projet de loi doit ensuite être évalué au Sénat en octobre. Le chef de l’exécutif insulaire, qui a rencontré la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, le 15 avril, a obtenu son feu vert. Le lendemain, il s’est entretenu avec le président du Sénat, Gérard Larcher, qui a également validé ce calendrier. Le même jour, l’élu corse a enfin échangé avec Sébastien Lecornu, qui a maintenu sa position.
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Source:
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