En Tanzanie, le gouvernement révoque 40 licences minières. Selon le ministre des Mines, Anthony Mavunde, les entreprises concernées n’ont pas développé leurs concessions dans le délai imparti. Or ces licences inactives représentent un manque à gagner pour la Tanzanie qui veut tirer pleinement profit de la croissance du secteur minier.
Publié le : 20/04/2026 – 05:18
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Or, nickel, graphite ou encore pierres précieuses, ces dernières années, la Tanzanie a délivré des dizaines de milliers de licences minières. Mais aujourd’hui, le gouvernement accuse certaines entreprises de manquer de « sérieux », de bloquer des terrains, sans en exploiter les ressources.
Baptiste Rigaudeau, avocat spécialiste du secteur minier, nuance ce constat. « Les États, dans leur législation locale, vont mettre des délais entre l’obtention du permis et l’exploitation effective de la ressource. La Tanzanie c’est 18 mois. Or ce n’est pas toujours facile ou faisable pour une société en 18 mois d’obtenir assez de capital pour construire une mine. Pour une mine, on doit dépenser des centaines de millions de dollars ».
Mais le gouvernement tanzanien durcit le ton car il estime que l’oisiveté de certaines entreprises « sape la croissance du secteur minier », un secteur qui rapporte, explique Baptiste Rigaudeau. « Le cours de l’or a explosé ses trois dernières années. Quand on voit la course en Afrique aux matériaux critiques pour la transition énergétique, les États voient que les gens viennent parce qu’ils sont intéressés à développer et à gagner de l’argent sur le développement des ressources. Donc légitimement les États veulent avoir leur part des revenus qui en découlent ».
Selon des médias tanzaniens, 43 autres licences sont aussi sur la sellette. Les entreprises concernées disposent de 30 jours pour se conformer aux exigences légales, sous peine de voir leurs autorisations révoquées.
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Source:
www.rfi.fr





