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AccueilCultureJoseph Kosma, compositeur éclectique et inventif, objet d’un hommage dans l’album « A la belle étoile »

Joseph Kosma, compositeur éclectique et inventif, objet d’un hommage dans l’album « A la belle étoile »

Après Arnold Schönberg puis la compositrice néerlandaise Henriëtte Bosmans, la collection « Voix étouffées – Missing Voices », fondée par les pianistes Thomas Tacquet et Dimitri Malignan, poursuit sa mise en lumière des victimes du totalitarisme et particulièrement des nazis. Ce troisième volume s’intéresse à Joseph Kosma, connu pour les chansons sur des poèmes de Jacques Prévert ou les musiques de films. Né à Budapest en 1905, mort en France en 1969, le musicien est à la tête d’un catalogue éclectique et inventif.

Une rhapsodie tsigane, Zourika, ouvre l’album, suivi d’un Lamentoso joué au piano par Thomas Tacquet (Kosma vit alors sous dictature en Hongrie, où les lois antisémites ont été établies dès 1920). Emigré à Berlin, où il fréquente le dramaturge Bertolt Brecht et le compositeur Hanns Eisler, Joseph Kosma écrit pour le théâtre et le cabaret (Sonatine pour deux violons). Mais c’est à Paris, où il s’installe en 1933, que le Hongrois rencontre Prévert. Ensemble, ils créeront plus de 70 chansons.

Sa carrière décolle avec A la belle étoile, composée pour le film de Jean Renoir, Le Crime de M. Lange. Suivront Les enfants qui s’aiment et Les Portes de la nuit pour Marcel Carné, La Grande Illusion (toujours Renoir).

Maquisard

Kosma doit se cacher dès 1940 et l’Occupation allemande : de ses pérégrinations témoignent Les Esquisses béarnaises, puis Cinq chansons populaires du Languedoc. Compositeur sous pseudonyme pour le cinéma (Les Visiteurs du soir et Les Enfants du paradis, de Marcel Carné), Kosma se fera maquisard – il sera naturalisé français après la Libération – avant d’adhérer au Parti communiste en 1952.

Hormis Prévert, il a mis en musique Sartre, Aragon, Desnos. Mais aussi son amie Madeleine Riffaud, poétesse et résistante (Les Femmes et Traquenard), ainsi que la dernière lettre d’Ethel Rosenberg, Si nous mourrons, écrite à ses deux fils avant l’exécution du couple en 1953.

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Le chœur Fiat Cantus, la soprano Catherine Trottmann et la mezzo Anne-Lise Polchlopek, ainsi que tous les instrumentistes sont à leur meilleur sous la direction éclairée du pianiste Thomas Tacquet.

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Source:

www.lemonde.fr

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