Bruno Lafont est en détention depuis deux semaines après sa condamnation à six ans de prison pour financement du terrorisme.
L’ancien PDG de Lafarge espère sortir de prison la semaine prochaine. Ses avocats, Maitre Jacqueline Laffont-Haïk en tête, estiment que la Cour d’appel examinera sa demande de remise en liberté à partir du 4 mai. La demande a été déposée le jour de son incarcération après sa condamnation, lundi 13 avril, à six ans de prison pour « financement de terrorisme » dans l’affaire dite « Lafarge en Syrie ».
Son porte-parole est confiant. « Bruno Lafont remplit tous les critères de remise en liberté: il n’a jamais été condamné auparavant, il ne fuira pas la France et s’est toujours présenté aux convocations de la justice », justifie Philippe Hardouin. La Cour d’appel prendra aussi en compte l’avis du Parquet national anti-terroriste qui, lors du procès, n’avait pas requis d’exécution provisoire avec mandat de dépôt comme l’a prononcé le Tribunal correctionnel de Paris. Si la justice autorise sa remise en liberté, Bruno Lafont sortira de prison le jour même, au plus tard 24 heures après.
Dans le quartier « VIP » de la prison de la Santé
L’ancien PDG de Lafarge a été incarcéré à la prison de la Santé, à l’isolement dans le quartier dit « VIP ». Il lit beaucoup et profite de ses heures de promenade autorisée, selon ses proches.
« Bruno Lafont a été évidemment très marqué par sa première nuit de détention mais il est résistant », assure Philippe Hardouin, son ancien directeur de la communication chez Lafarge entre 2001 et 2008. Il n’a pu voir sa famille, son épouse et ses deux enfants, qu’à partir de la semaine dernière, le temps d’obtenir les autorisations de l’administration pénitentiaire. Bruno Lafont a droit à trois visites par semaine.
La première semaine, il a vu son avocate Jacqueline Laffont-Haïk qui a fait appel de sa condamnation à six ans de prison pour avoir versé 5,5 millions d’euros à des organisations terroristes entre 2012 et 2014, pendant la guerre en Syrie. Ensemble, ils préparent déjà le procès en appel qui n’aura pas lieu avant l’année prochaine.
L’ancien numéro deux de Lafarge a également fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison, pour le même motif. Christian Herrault a, lui aussi, été incarcéré juste après le délibéré du Tribunal. Mais il avait, en revanche anticipé l’exécution immédiate de sa peine d’emprisonnement. L’ancien directeur général délégué de Lafarge avait préparé un petit sac avec ses effets personnels, placé sous sa chaise dans la salle d’audience, contrairement à Bruno Lafont.
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