Les ambulanciers privés sont appelés mercredi à débrayer, afin d’alerter sur les difficultés que rencontrent leurs entreprises pour se maintenir.
Publié le 08/04/2026 06:00
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« Sur les six derniers mois, le nombre de défaillances d’entreprises a été multiplié par trois », déplore mercredi 8 avril sur franceinfo Dominique Hunault, président du premier syndicat représentatif des ambulanciers privés, la CNSA, alors qu' »une journée blanche » des ambulances, avec grève et manifestations, est prévue mercredi. « Nous ne sommes pas très nombreux en France, un peu moins de 5 000 entreprises, et à l’heure actuelle, il y en a 150 qui sont en procédure administrative ou judiciaire », assure le président du CNSA.
Selon lui, les ambulanciers travaillent à perte, avec notamment des tarifs de l’Assurance-maladie jugés trop bas : « Le prix moyen, c’est 64 euros de l’heure, pour mettre en place deux ambulanciers, une ambulance, et avec tout le matériel qu’on utilise », avance Dominique Hunault. « Si vous allez chez votre mécanicien, vous verrez que c’est à peu près 90 euros de l’heure. Et si jamais on doit utiliser du matériel, c’est encore dans notre poche. »
Les ambulanciers réclament entre autres un « déblocage de fonds d’urgence pour éviter les faillites en chaîne », « l’ouverture de négociations avec l’Assurance maladie » pour trouver un « modèle soutenable » ou encore « le respect strict des délais de paiement des marchés publics ». Les ambulanciers privés en grève peuvent être réquisitionnés par les autorités pour assurer la continuité du service sanitaire, en particulier pour les missions d’urgence. Pour les trajets programmés, « c’est plus compliqué techniquement à mettre en œuvre », précise le syndicat.
Source:
www.franceinfo.fr









