David Malouf, figure majeure des lettres australiennes, est mort le 22 avril à l’âge de 92 ans. L’annonce a été rendue publique par Penguin Random House Australia. Né à Brisbane en 1934, l’écrivain laisse une œuvre qui traverse le roman, la poésie, l’essai, la nouvelle, le théâtre et le livret d’opéra.
Son éditeur souligne une trajectoire qui a durablement marqué la littérature australienne, tandis que le quotidien britannique rappelle l’ampleur internationale d’un parcours installé depuis plusieurs décennies.
Un écrivain de référence bien au-delà de l’Australie
Le nom de Malouf reste d’abord attaché à quelques titres incontournables dans le paysage littéraire anglophone. The Guardian cite notamment An Imaginary Life, Remembering Babylon et Ransom. Son premier roman, Johnno, paru en 1975, installait déjà un territoire romanesque nourri par Brisbane, la mémoire et la formation de soi.
Avec Remembering Babylon, publié en 1993, l’auteur a franchi un seuil décisif de reconnaissance internationale : le livre a figuré dans la sélection du Booker Prize et a imposé une voix attentive aux fractures coloniales, aux déplacements identitaires et aux lignes de partage entre mondes culturels.
Chez son éditeur australien, la notice biographique insiste sur une bibliographie où voisinent The Great World, Conversations at Curlow Creek, Dream Stuff ou encore 12 Edmondstone Street. Penguin Random House Australia rappelle aussi plusieurs distinctions majeures, parmi lesquelles le Commonwealth Writers’ Prize, le Prix Femina étranger (en 1991 pour Ce vaste monde, trad. Robert Pépin), l’IMPAC Dublin Literary Award et l’Australia-Asia Literary Award.
En France, l’auteur était publié chez Albin Michel : on découvrira L’infinie patience des oiseaux (trad. Nadine Gassie) ou encore Une rançon. Son dernier roman, Ransom, est paru en 2009 et son ultime livre publié fut le recueil poétique An Open Book, en 2018.
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Au-delà du palmarès, sa disparition remet en lumière une œuvre qui a constamment relié l’histoire intime, les mythes anciens et l’expérience australienne. Son éditeur rappelle aussi son engagement auprès d’Opera Australia, de l’Adelaide Writers’ Week et de l’Indigenous Literacy Foundation. Une cérémonie commémorative se tiendra plus tard dans l’année.
Crédits photo : Penguin Random House Australia
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Par Clément SolymContact : cs@actualitte.com
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