Le député socialiste de l’Essonne a fait part de ses inquiétudes concernant le contexte international et son impact sur les finances publiques en France.
Publié le 24/04/2026 10:55
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Jérôme Guedj, député socialiste de l’Essonne et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027, « assume » préférer une « négociation en amont » en vue du budget 2027, affirme-t-il vendredi 24 avril sur franceinfo. Il souhaite que le gouvernement organise « dès à présent » une réunion avec les groupes politiques qui ont permis l’adoption du budget précédent, pour que les députés « n’en soient pas à le découvrir » lorsqu’il sera déposé début octobre et ne doivent pas « l’amender dans des conditions rocambolesques ».
À propos du budget 2027, Jérôme Guedj assure que « tout le monde voit le mur qui approche », à la fois « budgétaire » mais aussi « politique », en raison de la période électorale. Faisant référence à l’adoption du budget 2026, il ne souhaite pas « repartir dans un psychodrame parlementaire et budgétaire à l’Assemblée nationale ». Le député socialiste en « appelle à une forme de responsabilité collective », explique-t-il, contre « une immaturité qui s’est emparée de beaucoup de décideurs publics ».
Rappelant que les socialistes n’ont pas censuré le budget du gouvernement l’année passée, « nous demandons d’être beaucoup plus associés, texte par texte, décret par décret, sur les mesures de déclinaison des orientations budgétaires », plaide Jérôme Guedj.
Par ailleurs, le Socialiste a fait part de ses inquiétudes concernant le contexte international et ses répercussions sur les finances publiques dès à présent. En début de semaine, le gouvernement a annoncé sa volonté de faire 6 milliards d’euros d’économies, dont 4 milliards sur les actuelles dépenses de l’Etat, et 2 milliards sur celles de la sphère sociale.
Présent au comité d’alerte des finances publiques, Jérôme Guedj déplore que le gouvernement propose uniquement « une réduction des dépenses », et estime que « la question des recettes » peut être posée, « par exemple de la récupération d’une partie des profits que certains pourraient faire de manière atypique », comme les raffineurs ou les pétroliers, sur les prix des carburants.
Il attend aussi de connaître les modalités concernant les 2 milliards d’euros d’économies dans la sphère sociale, « qu’est-ce que ça signifie sur les remboursements de la Sécurité sociale, sur les arrêts de travail ? C’est là qu’il nous manque le débat ». Il affirme qu’il y aura « un deuxième comité de suivi de l’exécution du budget de la Sécurité sociale, le 7 mai, pour voir concrètement comment les choses se mettent en œuvre ».
Source:
www.franceinfo.fr





