La ministre déléguée chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a invité vendredi 17 avril les présidents de groupes parlementaires à une réunion le 28 avril, pour entendre leurs propositions sur un projet de loi sur l’antisémitisme après le retrait de la proposition Yadan.
« Je porterai un projet de loi pour lutter contre les formes contemporaines de l’antisémitisme. Pour cela, nous allons travailler vite et nous allons travailler avec méthode », a annoncé la ministre lors d’une conférence de presse.
Dans ce but « dès le mardi 28 avril, je réunirai ici dans mon ministère l’ensemble des présidents de groupes » représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat, ainsi que les présidents de commissions des lois des deux chambres, « pour entendre les propositions qu’ils portent », a-t-elle ajouté.
« Tous les groupes seront les bienvenus s’ils souhaitent agir avec clarté contre l’antisémitisme », a assuré Mme Bergé qui a invité chacun à venir « avec des propositions utiles, concrètes, opérationnelles » pour que « nous soyons collectivement à la hauteur ». En termes de calendrier, « avant l’été, avant la suspension des travaux parlementaires, je présenterai un projet de loi en conseil des ministres après avis du Conseil d’Etat », a-t-elle ajouté.
Les associations « pleinement associées »
La ministre a souligné que de « nombreuses » propositions existaient déjà, notamment celles issues des assises de lutte contre l’antisémitisme, ou encore la proposition de loi de la députée Renaissance Caroline Yadan, dont le texte très contesté a été retiré jeudi de l’ordre du jour de l’Assemblée par les députés macronistes.
De ce fait « il n’y a pas une copie blanche » mais « il n’y a pas une copie qui est déjà écrite », a-t-elle martelé. « Sinon, ça veut dire qu’il n’y a pas de travail transpartisan possible », a-t-elle ajouté, parlant de « loi de rassemblement ».
Les associations engagées dans la lutte contre l’antisémitisme « seront évidemment pleinement associées à la construction de ce projet de loi », a-t-elle promis. L’idée est de « combattre toutes les haines, toutes les violences, toutes les discriminations sans exception, sans relativisation et sans hiérarchie », a-t-elle assuré.
Lors de la réunion du 28 avril « se posera la question de savoir si on a un projet de loi dédié à la lutte contre l’antisémitisme ou si (…) on ouvre de manière plus large le champ », a-t-elle ajouté.
Source:
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