Après les flammes, une nouvelle inquiétude pour les professionnels du tourisme en Gironde : celle de ne pas voir revenir les vacanciers. Le trafic ferroviaire a repris, les routes ont rouvert, mais les taux d’occupation des campings ont chuté.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Autour du bassin d’Arcachon, si le cadre prête à l’évasion, les touristes sont vite rattrapés par la réalité. « Je vous demanderai juste de ne pas fumer ni vapoter, d’autant plus que ce n’est pas trop les conditions en ce moment », leur rappelle-t-on lors d’une expédition en bateau. Parmi eux, une famille d’habitués qui, elle l’avoue, a failli ne pas venir cette fois-ci : « On a eu peur. Au début, on hésitait, parce qu’on se demandait, justement, quelle ambiance, parce qu’on sent quand même qu’il y a quelque chose qui s’est produit, qu’il y a ces incendies autour de nous »; « Il y avait un petit peu des bouchons au niveau de l’autoroute, mais après c’était vraiment le désert. Il n’y avait pas grand monde. »
Un constat amèrement partagé par le responsable. Dans ce bateau de 50 places, 15 sont occupées : « D’habitude, on envoie 3, 4, 5 bateaux pour cette même balade qui sont tous complets. Là, actuellement, on en fait partir un difficilement. Depuis une semaine, 10 jours, on tourne à perte pour garder ces balades, être présents, remonter le moral des gens. » Les touristes se font attendre à Arcachon. Alors que ce côté-ci du bassin a été préservé de l’incendie.
Gabriel Faure, loueur de vélos, tient, de son côté, à montrer qu’il est bien ouvert. Car pour l’heure, aucune réservation : « Ce sont eux [les touristes, Ndlr] qui nous permettent de vivre à l’année. Notre saison est vraiment cantonnée sur trois semaines. Là, on a perdu une semaine. On ne pourra pas rattraper ce qu’on a perdu. » Dans un autre camping réputé, 80 % des mobil-homes sont réservés pour la semaine à venir. D’habitude, c’est 100 %. Mais à quelques heures des arrivées, le directeur se veut optimiste : « Nous, ce qu’on attendait, c’est que la dune ouvre à nouveau, que les plages océanes ouvrent à nouveau. Et voilà, c’est fait. La vie reprend et on espère surtout que les gens ne vont pas annuler. »
Arrivée vendredi 31 juillet au soir du Cher, une famille a maintenu ses vacances pour soutenir l’économie locale notamment : « Ils ont déjà perdu en 2022 avec les incendies. Donc, on se dit : ‘Si tout va bien, pourquoi ne pas y aller ?’ Après, du moment que tout le monde est en sécurité, c’est le principal. » L’enjeu est considérable. En Gironde, le tourisme emploie plus de 40 000 personnes.
Source:
www.franceinfo.fr






