De nombreux producteurs appellent les distributeurs et restaurateurs à faire un geste concernant les prix fixés avant la saison, au risque de voir certaines entreprises de maraîchage disparaître.
Publié le 03/08/2026 07:16
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La production de fruits et de légumes est mise à rude épreuve à l’été 2026. Les canicules et la sécheresse mettent des entreprises dans le rouge, c’est le cas de la filière des salades et légumes en sachet qui emploie plus de 3 500 personnes en France. Cette dernière appelle la grande distribution et la restauration à mieux les rémunérer car la situation met en danger ces maraîchers.
En raison de la chaleur, les producteurs de salade voient leurs productions s’effondrer. « Epinard, roquette, mesclun, iceberg, feuille de chêne ou laitue », toutes les pousses sont concernées, déplore Loïc Letierce, maraîcher en Loire-Atlantique. Le président de l’association Légumes de 4e gamme, ceux vendus en sachet, rappelle que « les feuilles sont fines, elles sont clairement exposées à la lumière, fragiles aux conditions climatiques. On est habitués à faire face à 25-30 degrés sans difficulté, mais quand on est passé à 35 et qu’on arrive même aux 40 ou plus de 40, là franchement, c’est difficile. »
Les pertes de rendements peuvent grimper jusqu’à 70%, alors les producteurs doivent innover pour tenter d’assurer la production. Leur dernière idée en date ? Installer des filets dans les champs, par exemple, pour faire de l’ombre puis « les enlever et quelquefois les remettre pour les enlever une deuxième fois en fonction des à-coups climatiques », détaille Loïc Letierce. « C’est du temps de travail pour permettre d’avoir un beau produit, donc ça vaut le coup de le faire, mais ça mérite rémunération », souligne-t-il.
C’est pourquoi le président de l’association Légumes de 4e gamme demande à la grande distribution et aux restaurateurs de faire un geste. Les prix sont en effet fixés avant la saison « parce que c’est eux qui distribuent derrière ou qui utilisent en restauration les produits que nous travaillons », explique le maraîcher. Si rien n’est fait, des entreprises de maraîchage risquent de disparaître selon lui.
Source:
www.franceinfo.fr






