Ce partenariat annoncé le 21 juillet, dont le montant exact n’a pas été dévoilé, est aussi une vitrine pour la start-up française, dont plusieurs modèles vont être intégrés au sein des outils de Microsoft comme son assistant IA Copilot. Dans un communiqué commun, les deux entreprises ont plus généralement relevé que leur contrat permettait de « renforcer l’infrastructure IA européenne » de Mistral et à Microsoft de répondre à la demande croissante en services cloud (informatique à distance, NDLR) et IA » en Europe. Pour le groupe français, une partie de cette capacité supplémentaire « sera utilisée pour l’entraînement de nos modèles, mais aussi pour les besoins de nos clients et dans le cadre de partenariats, comme celui avec Microsoft », a-t-il précisé à l’AFP. Si la puissance de calcul fournie à la firme basée à Redmond n’a pas été spécifiée, Mistral veut disposer 200 MW de capacités de calcul d’ici 2027 et 1 GW d’ici 2030. Fondé il y a trois ans, Mistral, qui compte 1.000 employés, investit 4 milliards d’euros dans des centres de données en France et en Europe. Il dispose ainsi d’un centre de données à Bruyères-Le-Chatel (sud de Paris), d’une puissance de 44 MW et qui doit être opérationnel à la fin de l’été, et en fait construire un en Suède.
Pendant ce temps-là, d’autres projets colossaux
Cela reste toutefois modeste face aux projets colossaux annoncés à l’étranger, comme celui de centre de données baptisé Stargate à 500 milliards de dollars soutenu par l’administration Trump et mené par Softbank, Microsoft et Nvidia. En louant ses capacités de calcul, le groupe français rejoint d’autres spécialistes du secteur, comme SpaceXAI aux Etats-Unis et Nscale en Europe, qui ouvrent l’accès à leurs centres de données aux entreprises à la recherche de puissance de calcul, un business de plus en plus lucratif. Cet accord survient aussi alors que la question de la souveraineté numérique européenne agite les mondes de la politique et de la tech depuis plusieurs mois, poussant de nombreux pays de l’UE à investir pour réduire leur dépendance aux services numériques américains. De son côté, Microsoft cherche à se positionner comme l’entreprise la plus compatible avec le marché européen, alors qu’elle s’est vu retirer en France, en début d’année, l’hébergement des données de santé pour la recherche (Health Data Hub) au profit de Scaleway, filiale de services cloud du groupe français Iliad. « L’Europe doit avoir accès aux capacités d’IA les plus avancées au monde, sans compromettre la maîtrise de ses données », a ainsi affirmé le président de Microsoft Brad Smith, cité dans le communiqué.
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www.cbnews.fr






