Les opposants nigérians Peter Obi et Rabiu Kwankwaso ont annoncé qu’ils quittaient la coalition d’opposition, le Congrès démocratique africain (ADC), pour rejoindre le Congrès démocratique nigérian (NDC). La presse nigériane évoque des dissensions avec l’opposant Atiku Abubakar, toujours membre de l’ADC jusqu’à présent.
Publié le : 05/05/2026 – 04:59
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Peter Obi et Rabiu Kwankwaso au sein du Congrès démocratique africain (ADC), c’est fini. Tous deux figuraient parmi les principales figures d’opposition à avoir rejoint la coalition ces derniers mois, en vue de l’élection présidentielle de janvier 2027 au Nigeria.
Les raisons de la démission de Peter Obi n’ont rien de « personnel », a-t-il assuré. Son départ serait plutôt lié à un climat politique vicié au sein de l’ADC. Il a ainsi évoqué un climat politique « toxique » et « instable ». L’ancien candidat à la présidentielle cite « les procédures judiciaires » et « les tentatives de déstabilisation » existant au sein de la coalition d’opposition pour justifier sa démission. Le Congrès démocratique africain est, en effet, toujours sous le coup d’une procédure judiciaire qui pourrait disqualifier son exécutif, contesté par une faction rivale.
Lundi 4 mai, Peter Obi et l’ancien gouverneur de Kano, Rabiu Kwankwaso, ont officiellement rejoint un autre parti, le Congrès démocratique nigérian (NDC). Les deux hommes, qui étaient arrivés respectivement troisième et quatrième lors de la dernière élection présidentielle de 2023, pourraient maintenant former un ticket commun, pour les postes de président et vice-président. Leurs démissions ont en tout cas aiguisé les critiques des représentants du Congrès des progressistes (APC), le parti présidentiel, qui voient en Peter Obi « un nomade politique » et le décrit comme quelqu’un « sans consistance ».
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Source:
www.rfi.fr





