Au moins 42 personnes ont été tuées samedi dans un affrontement intercommunautaire dans l’est du Tchad, a annoncé dimanche 26 avril à l’Agence France-Presse (AFP) le délégué du gouvernement sur place.
« Le conflit a éclaté suite à une dispute autour d’un puits entre deux familles vivant » sur ce territoire, a déclaré Brahim Issa Galmaye, délégué du gouvernement auprès de la province du Wadi Fira, dans la sous-préfecture de Guéréda. « Au moins 42 personnes ont été tuées », a-t-il précisé.
Plusieurs ministres, hauts responsables locaux ainsi que le chef d’état-major des armées ont été dépêchés sur place dimanche.
« La situation est maîtrisée et reste sous contrôle », a affirmé dans la soirée à la télévision publique Limane Mahamat, vice-Premier ministre chargé de l’Administration du territoire et de la décentralisation.
Depuis plusieurs années, l’Est tchadien, zone de transhumance et région stratégique à la frontière avec le Soudan en guerre, est en proie à des conflits entre différentes communautés, principalement entre cultivateurs autochtones sédentaires, et éleveurs nomades arabes.
Des épisodes de violence fréquents
Au Soudan voisin, la guerre civile qui oppose depuis avril 2023 l’armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déplacé plus de 12 millions de personnes, dont près d’un million au Tchad, selon l’ONU.
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Évoquant ces violences, le vice-Premier ministre a estimé qu’il « résulte d’un contexte », en référence au conflit au Soudan. « Nous ferons tout pour contenir la situation et éviter que notre pays ne soit gagné par ce conflit, qui, je le répète, ne nous concerne aucunement », a-t-il insisté.
En novembre dernier, au moins 33 personnes avaient été tuées lors d’affrontements intercommunautaires survenus dans un village de la province de Hadjer-Lamis, au centre du Tchad, à la suite d’un différend concernant l’accès à un puits d’eau.
Le Tchad est fréquemment affecté par des épisodes de violences intercommunautaires. Notamment dans certaines zones rurales où les conflits liés aux terres, au bétail et à l’accès à l’eau prennent parfois une tournure meurtrière. Les conflits agro-pastoraux ont fait plus d’un millier de morts et 2 000 blessés entre 2021 et 2024, selon les estimations de l’ONG International Crisis Group (ICG).
Avec AFP
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