Ce dimanche 26 avril 2026, rencontre avec deux artistes algériens : Meryem Koufi et Mehdi Haddab, deux sacrés musiciens croisés lors du festival Babel Music XP organisé à Marseille en mars.
Quand le hasard et un amour commun pour la musique traditionnelle arabo-andalouse bouleversent un destin… Meryem Koufi et Mehdi Haddab sont liés, notamment par un instrument mythique : l’oud. « L’oud est arrivé parce que j’aimais beaucoup, étrangement, le hard rock. Et j’avais un mentor, Samy Ben Mehdi, à qui je rends souvent hommage parce que c’est quelqu’un qui m’a aiguillé. Il m’a dit : « Achète-toi un oud » et il m’a prêté un album de Mounir Bachir, « Récital à Genève ». Et ça m’a piqué. »
Meryem Koufi et Mehdi Haddab partagent la nouba comme voix
De son côté, Meryem se souvient de virées en voiture avec son oncle, en « mode cassette autoreverse », à écouter une chanson de l’Algérien El Hachemi Guerouabi. « Dans la voiture avec mon oncle, on partait. Le trajet aller, c’était la cassette de cette chanson. Le retour, c’était pareil, raconte-t-elle. « Sobhan Khalek Lekwan », c’est plutôt spirituel comme chanson, et c’est vraiment une contemplation dans la création de la vie, du monde. »
Meryem Koufi et Mehdi Haddab ont dix ans d’écart. Ils sont nés dans la même clinique d’Alger, celle de Debussy. Ils ont vécu, sans se croiser, dans le même quartier de la capitale. Et ils partagent cette idée forte que la musique dépasse tous les conflits.
« Moi, j’ai grandi à une époque qui a été marquée par une guerre civile, par le terrorisme. Ce que l’on appelle la décennie noire. Et donc, c’était pour moi très important d’aller à l’école et de continuer à faire de la musique », développe Meryem.
Avec Meryem Koufi, Mehdi Haddab propose et partage une nouba, un style de poésie vieux comme le monde, riche de spiritualité, de sensibilité. Un son mystique revisité qui dépasse le temps, transcende les âmes et redonne de la fierté, tout en poussant à regarder droit devant soi pour conquérir un monde meilleur.
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Source:
www.rfi.fr





