Intermarché est sur la sellette en Belgique, un pays où le groupement Les Mousquetaires s’est fortement développé depuis début 2023, quand il a fait passer le nombre de ses points de vente de 80 à 160 après le rachat des enseignes du groupe belge Mestdagh. Jusque-là acteur marginal, il devenait du même coup un concurrent direct pour Colruyt, Ahold Delhaize, Carrefour, Lidl et Aldi, les cinq marques qui se partagent, dans cet ordre, un marché très concurrentiel.
Selon Intermarché, son modèle est désormais rentable : 2 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2025, 13 % de parts de marché en Wallonie, une rentabilité démontrée pour les points de vente malgré d’importants investissements liés à leur transformation. Et, désormais, le meilleur taux de croissance (+ 6 %) des enseignes alimentaires, selon la direction belge.
Pour certains « adhérents », des franchisés qui ont repris des magasins, la situation semble toutefois moins rose. Une dizaine d’entre eux, sur les 84 que compte la société, a témoigné dans une enquête de la Radio-télévision publique francophone (RTBF) diffusée le 17 avril, évoquant une situation financière devenue « catastrophique » en raison, d’après eux, du non-respect de ses engagements par l’entreprise française. Ils se sont confiés de manière anonyme, l’un d’eux évoquant la menace de saisie de sa maison dont il aurait fait l’objet, un autre parlant d’une ambiance comparable à celle d’une « secte » qui régnerait dans l’entreprise. « Il est très difficile de pouvoir parler sans risquer de représailles », ajoutait-il.
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Source:
www.lemonde.fr





