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"Bonjour patron, que penses-tu de mon travail?": Mark Zuckerberg entraîne une IA à son image pour interagir avec ses employés (mais si elle accorde une augmentation il se passe quoi?)

Meta, l’entreprise derrière Facebook et Whatsapp, est en train de développer une intelligence artificielle qui doit copier les manières d’être, le ton et les déclarations publiques de son directeur général, Marc Zuckerberg. Les employés devraient pouvoir, à terme, lui parler.

C’est un patron d’un nouveau genre: pas besoin d’attendre trois semaines pour caler un rendez-vous dans son agenda bien chargé, il est accessible tout le temps. Vous pouvez lui poser une question à toute heure, et il répondra en quelques secondes.

C’est l’ambition de Meta, qui veut créer une IA à l’image de son directeur général, Marc Zuckerberg, selon le Financial Times qui cite des sources anonymes. Le célèbre patron de Facebook et Instagram est en train d’entraîner un modèle de langage. Il participe personnellement à la formation et aux tests de cette nouvelle IA, selon les sources interrogées.

Ce « personnage » est entraîné à reproduire les manières de parler et d’être, le ton et les déclarations publiques du milliardaire, ainsi que ses réflexions récentes sur les stratégies de l’entreprise. L’objectif est que les employés puissent se sentir plus proches du fondateur grâce aux interactions avec cette IA animée. Ce projet est donc un outil de communication interne.

Personnages 3D photoréalistes

Toujours selon le FT, Meta travaille actuellement au développement de personnages 3D photoréalistes, alimentés par l’IA, avec lesquels les utilisateurs peuvent interagir en temps réel. On ignore pour l’instant si les employés de Meta pourraient à terme discuter avec une sorte d’hologramme de leur patron.

Mais évidemment, ce projet n’est pas sans risque pour l’entreprise. Et si l’intelligence artificielle exprime des opinions contraires à celle de Mark Zuckerberg? Ses paroles auront-t-elles une valeur légale? Que peut-il se passer si l’IA promet une augmentation à un salarié? Ou un jour de congé pour une occasion spéciale?

On connaît notamment l’exemple de Air Canada, dont le chatbot avait fait de fausses promesses de tarifs réduits aux clients. L’entreprise a même été condamnée à rembourser l’un d’eux qui avait perdu sa mère et à qui le chatbot avoir promis une réduction inventée.

On peut même imaginer, à terme, les employés recevoir leurs ordres directement du Mark Zuckerberg artificiel. Mais dans ce cas, qui sera reponsable en cas de mauvaise décision? La chaîne de commandement sera plus difficile à remonter. Et quid du management intermédiaire?

8.000 suppressions d’emplois

Cette annonce arrive dans un climat social déjà très tendu dans l’entreprise. Meta vient d’annoncer le licenciement de 10% de ses effectifs le mois prochain, soit environ 8.000 emplois. Selon le FT, le groupe va aussi renoncer à pourvoir 6.000 postes pour lesquels elle avait prévu d’embaucher.

Selon une note interne, ces licenciements ont été décidés afin de « gérer l’entreprise plus efficacement et (…)de compenser les autres investissements que nous réalisons », notamment dans l’intelligence artificelle.

En l’occurrence, Meta a indiqué en janvier que ses dépenses d’investissement pourraient presque doubler pour atteindre 135 milliards de dollars cette année, en particulier pour rivaliser avec ses concurrents dans la course à l’intelligence artificielle.

Ils prévoient notamment de lourdes dépenses dans des centres de données, visant à atteindre une capacité de plusieurs dizaines de gigawatts d’ici la fin de la décennie, et de plusieurs centaines de gigawatts à terme.

Une autre partie de ses investissements, évidemment plus minime, ira donc au développement de ce Mark Zuckerberg artificiel.


Source:

www.bfmtv.com

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