L’Extrême-Nord du Cameroun va-t-il rejoindre bientôt le cercle des régions pétrolifères du pays ? Peut-être bien, mais pas tout de suite si l’on en croit la SNH, la Société nationale des hydrocarbures (SNH), l’opérateur national en charge de l’exploration et de l’exploitation des produits pétroliers au Cameroun.
Publié le : 20/04/2026 – 23:21
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L’information date de 2024 et a été rendue publique il y a quelques jours par des confrères, dans la presse camerounaise, suscitant un vent d’espoir aussitôt douché auprès des populations de cette région souvent présentée comme l’une des plus pauvres du pays.
Si l’information est désormais répandue, elle a été avancée en dehors de toute communication officielle du gouvernement ou de la SNH qui évoque même une communication qui cherche à nuire, selon elle.
Ainsi, au sein de la SNH, il y a, désormais, comme un embarras. Oui, le document source exploité par les journalistes et qui annonce l’imminence de l’exploitation d’un gisement pétrolier dans l’Extrême-Nord émane bien d’une note d’information interne au sein de la compagnie, seulement l’information date de 2024.
Passée sous les radars, depuis deux ans, elle a subitement refait surface, alors que les données sur le terrain qui en retardent l’exploitation n’ont pas évolué, en l’occurrence, un « cas de force majeure » avec la menace sécuritaire que représente Boko Haram.
Le gisement pétrolier de Zina et Makary, découvert en 2011, existe bel et bien. Situé dans le Logone-Birni, près de la frontière avec le Tchad, il avait même connu un début d’exploitation en 2014, avant d’être interrompu par les premières attaques de la secte jihadiste contre le Cameroun. Si la menace est aujourd’hui de plus faible amplitude, elle reste loin d’être complètement résorbée.
La SNH informe aussi que la société chinoise qui devait opérer sur le site a, depuis, fait faillite.
Toutes choses combinées qui font que l’exploitation de ce gisement « n’est, à date, pas à l’ordre du jour », toute communication contraire étant, du point de vue de la SNH, « malsaine et hors contexte ».
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Source:
www.rfi.fr





