Publié le 18/04/2026 22:14
Mis à jour le 18/04/2026 23:48
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
Sur le marché de l’automobile, la Chine est en train de s’imposer comme l’un des acteurs les plus prisés. Et cela grâce à des coûts de production défiant toutes concurrence, qui permettent de proposer des véhicules à des prix beaucoup plus attractifs ceux des marques européennes.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Vente privée, samedi 18 avril au matin, chez ce concessionnaire chinois à Montpellier (Hérault). Et le vendeur sort ses arguments à un couple intéressé. Un coffre supplémentaire de 100 litres à l’avant, cela déstabilise un peu. Avant un potentiel achat, test d’abord de l’habitacle. « Il y a deux éléments qu’on ne fabrique pas, ce sont les vitres et les pneus. Sinon, tout le reste est fabriqué par BYD. C’est pour ça qu’on arrive à avoir des prix hyperattractifs », explique le vendeur.
Un peu plus de 43 000 euros pour une berline haut de gamme électrique, environ 15 % moins cher qu’une concurrente française. « Même si on voulait acheter français, on n’a pas les équivalents. Sinon, il faudrait mettre des sommes astronomiques », indique Valérie Renouvel Vidal, cliente.
L’industrie européenne est même en danger face au rouleau compresseur chinois, selon un rapport officiel, avec pour une voiture équivalente un écart de coût de 30 à 40 %. Le secret pour produire moins cher, c’est d’abord des salaires bien plus bas. Mais ce n’est pas tout. Aujourd’hui, des usines sans ouvriers ou presque, sans chauffage, sans lumière, se multiplient dans le pays. Dans un site où nous nous étions rendus il y a quelques mois, une centaine de personnes au travail seulement pour 900 robots. « Sur l’écran de contrôle, on peut voir toutes les lignes de production. On a en ce moment 296 voitures en cours de fabrication. Une entreprise à 100 % robotisée, pilotée par l’intelligence artificielle, je crois que c’est l’avenir dans notre secteur », estime Hui Yang, directeur de production Zeeker.
Pour produire, la Chine profite aussi d’une électricité beaucoup moins chère grâce au charbon, par exemple, d’une monnaie sous-évaluée qui permet de doper ses exportations et de subventions d’État à coups de milliards d’euros. « Les constructeurs chinois, ils sont sous perfusion, sous aide financière de leur gouvernement pour exporter », souligne Jean-Rémy Macchia, expert automobile. Une donne inéquitable selon les Européens qui ont mis en place des surtaxes pour freiner le mouvement. Mais la Chine a déjà trouvé la solution : construire directement en Europe, comme en Hongrie. Une usine tout juste sortie de terre en un temps record, pourrait bientôt fabriquer 300 000 véhicules par an.
Parmi nos sources :
Voitures chinoises, pourquoi sont-elles moins chères ?
Rapport du Haut Commissariat au Plan, février 2026
Etude Rexecode sur la compétitivité chinoise et les salaires
Liste non exhaustive.
Source:
www.franceinfo.fr





