« Hi-yo, c’est l’écho. » C’est le drôle de titre de la rétrospective que consacre jusqu’au 30 août le Musée Tomi-Ungerer-Cité internationale de l’illustration de Strasbourg au dessinateur Richard Peyzaret (1946-2018), alias F’murrr. C’est aussi le nom du sixième tome de sa série de BD la plus connue, Le Génie des alpages (Dargaud, 1976-2007). Quiconque a lu les aventures des brebis philosophes, jamais avares de bons mots et devisant avec leurs bergers ou avec le chien qui les encadre, a pu goûter à l’humour tantôt subtil, tantôt loufoque que le bédéaste insufflait à son trait et à ses personnages.
Principalement issue d’une riche dation faite à l’Etat en 2020 par les héritières de Richard Peyzaret et affectée à la Bibliothèque nationale de France, l’exposition retrace le parcours ainsi que les influences graphiques et littéraires de F’murrr, du Moyen Age (Jeanne d’Arc notamment) à l’imaginaire japonais de Hokusai (1760-1849).
Un peu plus de 150 planches, souvent colorisées, et de dessins de presse disposés en cinq espaces permettent aussi bien aux connaisseurs de se replonger dans son univers poétique qu’aux néophytes de saisir la mesure de ce que son œuvre a représenté sur les cinq décennies de sa carrière. Et de montrer le processus créatif de cet acharné du détail. Distingué à deux reprises au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, il est l’un des rares à avoir eu les faveurs du grand public ainsi que de la critique de BD alternative.
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Source:
www.lemonde.fr





