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"De toute façon, la nature est plus puissante que nous" : Charlélie Couture défend l’environnement dans son nouvel album

Tous les jours, une personnalité s’invite dans le monde d’Élodie Suigo. Vendredi 17 avril 2026, l’artiste pluridisciplinaire, Charlélie Couture. Son album « Projet Bleu Vert », est sorti vendredi dernier.


Publié le 17/04/2026 12:09



Mis à jour le 17/04/2026 12:10

Temps de lecture : 5min

Charlélie Couture, en mai 2024, à Beaucourt. (Michael DESPREZ / MAXPPP)

Charlélie Couture est un touche-à-tout, tour à tour compositeur, peintre, écrivain, graphiste, photographe et chanteur. Il est surtout cette voix associée à une image qui nous renvoie à Icare ou Léonard de Vinci. Avec lui, on se rend compte à quel point une chanson peut avoir une puissance colossale. On pense évidemment à Comme un avion sans ailes, qui nous relie à nos vies, à nos souvenirs ainsi qu’à une forme de conscience. Que ce soit à travers la peinture, la musique ou l’image, il a toujours raconté des histoires qui nous concernent en plus de nous faire voyager. Depuis le 10 avril 2026, il est d’ailleurs aligné avec ces petites histoires qui forment la grande et qui ont jalonné sa vie avec le Projet Bleu Vert, un album et une tournée à la fois en contrebande et en solo. L’album est composé de dix textes, presque tous piochés dans sa discographie, qui chantent l’amour de la nature et la nécessité de prendre le taureau par les cornes afin de maintenir finalement à flot le bateau dans lequel nous avons toutes et tous embarqué.

franceinfo : Comment est né ce projet environnemental dont tous les bénéfices iront à France Nature Environnement ?

Charlélie Couture : Le point de départ est venu d’une rencontre que j’ai faite avec des élèves du lycée Poincaré à Nancy, où des élèves m’avaient justement fait venir pour parler de la pluridisciplinarité et de toutes ces activités. À la fin de ça, il y en a un qui m’a dit, « mais en fait, quand on tape votre nom, nulle part, il est vraiment dit que vous êtes plutôt militants et très proches des questions de l’environnement, alors que c’est une permanence dans votre travail ». Je me suis dit, plutôt que de faire un nouvel album avec encore de nouvelles chansons, il y en a un certain nombre, de celles que j’ai écrites et qui ont toujours le même sens et le même impact aujourd’hui. Alors peut-être qu’au lieu de le refaire tel quel, ce serait plus fort de les partager avec d’autres. Ça a donné l’idée de faire ce disque duo avec une dizaine de mes amis, parmi lesquels Jean-Louis Aubert, Cali et un poème de Paul Watson que j’ai mis en musique.

Je précise que vous êtes né à Nancy et c’est important de dire que vous avez grandi en Lorraine

J’ai quelque chose de bourgeois, on va dire, puisque je suis plutôt né à Nancy, mais une bourgeoisie de province, ce qui fait que ça donne le côté un peu plouc si on veut, qui n’a pas la sophistication détachée d’un certain parisianisme. J’ai appris à connaître les codes et je les assume, mais quoi qu’il en soit, grandes villes ou petites villes, moyennes villes ou villages, de toute façon, la nature est plus puissante que nous.

« Quand la nature se réveille, se révolte et se fait entendre, elle nous fait entendre qu’on est dans les dernières heures d’une année si on compare ça à la création de la terre. »

Charlélie Couture

à franceinfo

Dans Le jardin de mon oncle, on est en 1978 et vous avez déjà cette conscience-là, qu’il faut préserver ce que la nature nous a donné.

Ce n’est pas tout neuf effectivement, cette chanson était sur mon premier album et elle raconte l’histoire d’un homme qui a sa petite maison qui se voit écraser par le système et la construction de cités. Ce qui était vrai à cette époque-là, l’est toujours aujourd’hui. J’entendais dire que pour construire des grands entrepôts, je ne sais où, on va raser une forêt. Donc, c’est un ensemble de choses qui fait qu’on a le droit d’avoir peur.

C’est en allant à une exposition avec votre père sur le dadaïsme que vous avez su que vous vouliez en être et vous avez compris que l’art était en vous.

Le souvenir que j’ai de ce moment précis, c’était que je devenais adulte. J’étais devant une œuvre de Marcel Duchamp et j’avais l’impression de la comprendre. Tout m’apparaissait évident, le pourquoi il avait fait ça, ce que signifiait l’objet. Mais il faut dire que mon père avait fait des études d’architecture, interrompues par la Gestapo, et puis après, il était devenu professeur d’histoire de l’art.

« Chaque fois qu’on allait passer des vacances en été, alors que les copains faisaient du foot et du sport avec leurs pères, je me tapais les musées. »

Charlélie Couture

à franceinfo

Mais par cette lecture qu’on avait des musées, j’ai eu l’impression qu’il me donnait des clés qui m’ont permis toute ma vie de me dire qu’une chose n’a de sens qu’à partir du moment où elle a des constituantes. Ce qui est intéressant, c’est d’essayer de comprendre la causalité des choses.

Il y a un acte citoyen aussi dans cet album, puisque vous avez décidé de reverser les bénéfices à France Nature Environnement.

À ma petite échelle et en fonction de ce que le disque pourra faire, même si ce n’est que pour parler d’eux, je trouve que c’était quelque chose de tout à fait logique avec cet album. Si ça peut servir et mener à ce que France Nature Environnement fasse parler d’eux plus que ça, chic alors !


Source:

www.franceinfo.fr

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