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Un nouvel outil d'analyse, pour mieux lutter contre l'illettrisme

Lorsqu’il s’agit de lutter contre l’illettrisme, la connaissance des territoires et de leurs besoins reste un critère fondamental. L’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme (ANLCI) a réalisé un effort considérable de collecte, d’analyse et de mise en forme des données sur les sujets, afin de constituer 100 fiches départementales.

Cette documentation représente « un outil d’aide à la décision majeur pour identifier les territoires à risque et orienter l’action publique », assure l’agence dans un communiqué. Préalablement à l’examen de l’ensemble du territoire français, une étude pilote avait été menée dans les Hauts-de-France, portée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et le C2RP Carif-Oref (Centre d’Animation de Ressources et d’Information sur la Formation et Observatoire Régional Emploi Formation). Elle était déjà pilotée par l’ANLCI.

Par la suite, une méthodologie nationale a été développée par l’Insee, la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l’Éducation nationale et l’ANLCI.

Les fiches départementales ont pour objectifs une meilleure compréhension des facteurs de risque au niveau local, l’identification des territoires prioritaires, ainsi que l’adaptation des politiques publiques et des actions de formation.

Détail des EPCI du département Haute-Loire (43), région Auvergne-Rhône-Alpes (ANLCI)

Acteurs institutionnels, mais aussi professionnels de l’emploi, de la formation, de l’insertion ou encore membres de la communauté de la recherche pourront exploiter cette documentation inédite, accessible sur le site de l’ANLCI.

Des territoires inégaux face à l’illettrisme

L’étude territoriale s’avère particulièrement pertinente dans un contexte de lutte contre l’illettrisme, puisque certains terrains sont plus exposés à cette réalité. Les données de la Journée défense et citoyenneté (JDC) de 2024, qui reste la principale source en ce qui concerne l’illettrisme, montraient la persistance des inégalités.

En moyenne, les garçons sont ainsi plus fréquemment en difficulté de lecture que les filles (15 % contre 11 %), malgré un score moyen en vocabulaire légèrement supérieur.

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Au niveau territorial, les disparités s’observent entre les départements du nord de la France ainsi que ceux entourant l’Île-de-France par rapport au reste de la métropole. Mais les outre-mer sont toujours particulièrement touchées par les difficultés de lecture des jeunes : 30 % d’entre eux sont concernés pour La Réunion, 31 % pour la Guadeloupe, 32 % pour la Martinique, 52 % en Guyane et 58 % à Mayotte.

Rappelons qu’un plan interministériel, réunissant éducation, travail, culture, justice et, bien sûr, outre-mer, entend prévenir et lutter contre l’illettrisme et l’illectronisme dans ces territoires, avec une mise en œuvre sur la période 2025-2028.

Il prévoit notamment de fédérer les acteurs, d’améliorer l’acquisition du langage et les premiers apprentissages ou encore de faciliter l’accès aux savoirs de base dans le monde du travail. Il se déploie en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte, ainsi que sur l’île de Saint-Martin.

Photographie : illustration, Frédéric BISSON, CC BY 2.0

 

Par Antoine OuryContact : ao@actualitte.com


Source:

actualitte.com

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