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1er-Mai : dans cette boulangerie parisienne, la proposition de loi permettant à certains salariés de travailler est loin de faire l'unanimité

Dans ce commerce, si le responsable se dit favorable à cette mesure, les avis ne sont pas toujours tranchés chez les salariés et les clients. Une réunion doit se tenir lundi entre le ministre du Travail et huit syndicats qui sont opposés à ce texte élargissant les dérogations pour travailler le 1er-Mai.


Publié le 13/04/2026 10:46



Mis à jour le 13/04/2026 10:47

Temps de lecture : 2min

Des viennoiseries dans une boulangerie (illustration). (LE PARISIEN / ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

Il n’y aura pas de passage en force sur la proposition de loi permettant d’élargir les dérogations pour travailler le 1er-Mai. Le Premier ministre Sébastien Lecornu l’a promis dimanche alors que s’ouvre lundi 13 avril, à 18 heures, une réunion entre le ministre du Travail et les syndicats qui y sont farouchement opposés.

Cette réforme permettrait aux commerces de bouche de proximité, les boulangeries, pâtisseries, primeurs, boucheries, fleuristes, mais aussi des établissements culturels (cinémas, théâtres) le travail des salariés volontaires en ce jour férié.

Clientèle au rendez-vous, chiffre d’affaires plus important, ce responsable d’une boulangerie de l’Ouest parisien défend un assouplissement de la loi. Dans cette boulangerie idéalement située à la sortie du métro, la clientèle afflue toute la journée. Les affaires « marchent comme il faut, on va dire », lance Joseph. Selon ce responsable, qui s’affaire entre l’arrière-boutique et les présentoirs, travailler le 1er-Mai, tout le monde y gagne. « C’est bien pour notre clientèle, car la plupart des commerces sont fermés, avance-t-il. Je travaillais dans le même domaine, c’est une des plus grosses journées dans l’année, et il y a aussi beaucoup de touristes. »

Et pour la petite trentaine de salariés qui seraient payés double ? « Mes employés qui sont motivés pour travailler, qui veulent cet argent-là, sans aucune obligation, c’est leur choix », assure Joseph. Derrière le comptoir, Nora, une employée, est partagée : « Je travaille six jours sur sept, je suis plus ici que chez moi. »

« Parfois j’aimerais bien passer du temps avec ma famille plutôt que de venir travailler, mais c’est vrai que c’est avantageux. »

Nora, employée dans une boulangerie

à franceinfo

Du côté des clients, les avis ne sont pas tranchés non plus, même si la plupart évoquent le libre choix des salariés et le côté pratique. « Je ne peux pas les juger s’ils ont envie de travailler », estime une cliente. « Si la demande est là et si les patrons sont pour, pourquoi pas ?, lance une autre. C’est une journée où, je l’avoue, on peut se débrouiller pour aller chercher son pain la veille ou le lendemain. » Mais pour Victor, le 1er-Mai, « il ne faut pas y toucher, c’est une date importante ». Le seul jour férié obligatoirement chômé et payé est, pour lui, un acquis social à préserver.


Source:

www.franceinfo.fr

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