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A un an de la présidentielle, un profond désir de changement chez les électeurs

A une date encore incertaine d’avril 2027, les Français sont appelés aux urnes pour le rendez-vous phare de la Ve République : l’élection présidentielle. Bien des choses ont le temps de changer en un an, du nombre de candidats sur la ligne de départ au contexte géopolitique, marqué par la succession des conflits et leurs répercussions sur l’économie et la société françaises. Autant de facteurs susceptibles de modeler la future campagne présidentielle. Les états-majors la préparent déjà, à l’instar du parti Les Républicains (LR) qui appelle ses adhérents à choisir un mode de désignation, samedi 18 et dimanche 19 avril. Les électeurs aussi déclarent déjà à 86 % s’intéresser à l’élection présidentielle.

Pour poser le décor de cette échéance majeure, l’enquête électorale française menée par Ipsos BVA-CESI Ecole d’ingénieurs pour Le Monde, le Cevipof et la Fondation Jean Jaurès permet, par son large échantillon de 10 962 personnes inscrites sur les listes électorales, de dresser un dernier bilan des élections municipales et de décrire le paysage politique dans lequel s’installera, dans les mois qui viennent, une campagne particulière. Cette dernière sera marquée par la force de l’extrême droite, par un profond désir de changement, mais aussi par la polarisation des préférences politiques, qui font douter de la capacité d’un ou d’une candidate à les unifier.

Menée en ligne du 2 au 9 avril, cette étude éclaire d’abord les raisons de la forte abstention, inédite hors crise sanitaire, qui a marqué les élections municipales des 15 et 22 mars. Dans les grandes villes, les abstentionnistes du premier tour évoquent des « résultats connus d’avance », une absence de candidat qui « leur plaisait », ou le sentiment « que ces élections ne changeront rien à [leur] vie quotidienne ». Dans les communes de moins de 1 000 habitants, la fin du panachage apparaît en troisième position dans les explications données à l’abstention, la preuve que la réforme du mode de scrutin a été vécue négativement par certains habitants des villages.

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Source:

www.lemonde.fr

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