Au bar de la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis), ce samedi 11 avril, le député Parti socialiste (PS) des Landes Boris Vallaud, le chef de file du PS Olivier Faure, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann (Place publique), le sénateur écologiste de Paris Yannick Jadot, et la députée écologiste de Paris Léa Balage El Mariky posent, tout sourire, devant les photographes. Une entente de façade tant les querelles autour de la primaire de la gauche les déchirent.
Mais, le temps d’un débat, ils ont accepté de se plier à la règle fixée par l’hôte du jour, le sénateur de Loire-Atlantique Ronan Dantec, qui leur a interdit de prononcer le mot « primaire ». L’élu breton a un autre sujet à leur soumettre, celui de la « social-écologie » à l’heure de « l’effondrement de la gauche dans les zones pavillonnaires » au profit de la droite et de l’extrême droite.
« On a une gauche qui ne parle qu’à deux segments de la population : les “bobos” et les populations les plus précarisées », regrette Ronan Dantec. « Regardez ce qu’il s’est passé partout : cette France-là – deux tiers des habitants de ce pays –, des pavillons de banlieue, des lotissements, des maisons individuelles, qui n’est pas la plus précaire, qui a quelques moyens mais qui compte ses sous, ne croit plus en notre capacité à lui proposer un avenir. C’est une France que la gauche a déçue », poursuit-il, citant les défaites enregistrées à gauche dans les communes limitrophes à Nantes, dans le Morbihan ou ailleurs.
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Source:
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