Une proposition de loi vise à permettre à plusieurs secteurs professionnels d’ouvrir leur commerce le 1er-Mai, ce qui n’est pas possible actuellement.
La fronde contre le projet de loi visant à réformer les possibilités de travailler le 1er-Mai suscite toujours l’opposition forte des syndicats. Huit organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) ont adressé dimanche 12 avril une lettre commune au Premier ministre Sébastien Lecornu lui demandant de ne pas convoquer de commission mixte paritaire qui permettra l’adoption rapide de la proposition de loi élargissant le travail le 1er mai.
« Monsieur le Premier ministre on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives », écrivent les dirigeants des huit syndicats dans ce courrier transmis à l’AFP par la CGT. « Nous vous demandons donc de ne pas convoquer cette commission mixte paritaire de façon à respecter la démocratie sociale et la démocratie politique ».
Voulue par Gabriel Attal, cette proposition de loi ouvre la possibilité, aux salariés des secteurs de la boulangerie et des fleuristes, mais aussi aux établissements de vente de produits alimentaires au détail comme les supérettes et aux établissements exerçant une activité culturelle, de travailler le 1er-Mai, sur la base du « volontariat » – une notion qui n’existe pas dans le Code du travail – et avec une majoration de salaire qui devrait être le double d’une journée de travail classique comme le prévoit déjà le Code du travail.
Ce dernier est pour l’instant très clair: il établit que ce jour est « férié et chômé ». Malgré cette règle, il est tout de même possible pour un artisan-boulanger ou un fleuriste d’ouvrir ce jour-là, à certaines conditions. Seul le commerçant lui-même peut travailler, ou éventuellement des membres de sa famille non-salariés. Cependant, aucun employé ne peut être mobilisé ce jour-là. À défaut, il s’expose à une amende de 750 à 1.500 euros par salarié concerné.
Lors du débat à l’Assemblée nationale vendredi dernier, les députés macronistes ont adopté une motion de rejet de leur propre texte. La méthode vise à contourner les multiples amendements déposés par la gauche et surtout à pouvoir appliquer cette proposition de loi dès le 1er mai prochain à travers une Commission mixte paritaire.
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