La Chambre de Commerce Luxembourg–RDC accélère sa structuration. En mars 2026, elle a enchaîné deux mouvements qui clarifient sa feuille de route : la désignation de sept ambassadeurs le 13 mars, puis la nomination, le 30, de Carlos Komlanvi Ketohou, togolais d’origine, comme conseiller spécial chargé de la stratégie de communication et du développement. Deux décisions rapprochées, une même logique : élargir son réseau, renforcer sa lisibilité et affirmer sa place dans le corridor économique Europe–Afrique.
Créée pour fluidifier les échanges entre le Luxembourg et la République démocratique du Congo, la Chambre entend se positionner comme une interface entre entreprises, investisseurs, institutions publiques et partenaires privés. Son rôle affiché : faciliter les mises en relation, accompagner la structuration de projets et rendre plus lisible une coopération encore jeune, mais à fort potentiel, entre une place luxembourgeoise reconnue pour son expertise financière et une RDC en quête d’investissements et de transformation économique.
La désignation de sept ambassadeurs s’inscrit dans cette stratégie d’influence. Les personnalités retenues — Doris Pembe Lemlin, Nancy Braun, Christophe Grosnickel, Karin Lenertz, Martine Haagen, Slim Soukni et Alain Balanzategui Schmit — ont vocation à servir de relais dans les milieux économiques, institutionnels et associatifs. L’objectif est clair : gagner en crédibilité, ouvrir des portes et installer la Chambre dans des réseaux utiles à son déploiement.
Mais le signal le plus structurant est peut-être venu le 30 mars avec la nomination de Carlos Komlanvi Ketohou. Sociologue, journaliste diplômé de l’ESJ, manager de développement et membre du réseau d’affaires BNI Luxembourg, il est présenté comme un connaisseur des écosystèmes socioéconomiques d’Afrique subsaharienne, des équilibres géopolitiques et du monde des affaires luxembourgeois. En le plaçant à ce poste, la Chambre ne se contente pas de soigner sa communication : elle cherche à mieux ordonner son action, renforcer sa cohérence et se doter d’une capacité de projection plus solide dans la durée.
Source:
www.financialafrik.com




