Le photographe de presse Jacques Witt, qui avait couvert pour l’agence Sipa Press l’actualité de l’Elysée et des présidents de François Mitterrand à Emmanuel Macron ou encore la chute du mur de Berlin, est mort à l’âge de 68 ans, a annoncé samedi 11 avril l’Association de la presse présidentielle (APP).
« Professionnel reconnu, Jacques a couvert l’Elysée de François Mitterrand à Emmanuel Macron », déclare l’APP dans un communiqué, saluant un « collègue consciencieux et dévoué mais aussi un homme curieux de tout, au regard aiguisé ».
Jacques Witt, né en 1958, avait démarré sa carrière au Dernières Nouvelles d’Alsace avant de rejoindre Sipa Press. Il avait notamment « couvert les événements en Nouvelle-Calédonie en 1985, la chute du mur de Berlin, la libération de [Nelson] Mandela ou la première guerre du Golfe », a poursuivi l’association.
« Il aimait raconter comment, en 2007, pour réaliser une photo lors d’un reportage à la frontière entre les deux Corées, il avait involontairement posé un pied côté Nord-Coréen, provoquant un mini-incident diplomatique », a-t-elle souligné, ajoutant que « nombre de journalistes se souviennent de ses photos mais aussi de lui, boîtier à la main aux quatre coins du globe, au plus près des présidents ».
Emmanuel Macron salue un « grand photographe »
Sur Instagram, Emmanuel Macron lui a rendu hommage en publiant l’un de ses clichés célèbres représentant la poignée de main entre l’ancien président François Mitterrand et l’ex-chancelier allemand Helmut Kohl en 1984 dans l’ancienne commune de Douaumont (Meuse).
« Derrière les images qui façonnent notre mémoire collective, il y a de grands photographes. Jacques Witt était de ceux-là. Par son regard, par sa patience et son courage, il fut un témoin de l’histoire », a écrit le président de la République.
« La famille Sipa est en deuil : notre photographe et ami Jacques Witt nous a quittés », a de son côté réagi sur Instagram l’agence de photojournalisme.
« Pour tous, Jacques était un modèle loyauté sans faille. Il était un exemple de professionnalisme pour ses pairs » a ajouté Mete Zihnioglu, le directeur de l’agence, auprès du Monde. « Plus qu’un collègue, il était l’ami de tous et pour toujours. Il laisse un vide énorme dans la famille Sipa. »
Quelques unes de ses photographies :





Source:
www.lemonde.fr




