Dans une entreprise de gestion immobilière, il a accumulé 827 jours de congés annuels avant d’être licencié.
Travailler toute sa vie sans prendre de vacances? C’est ce qui arrivé à Mossadek Ageli dans une entreprise de gestion immobilière en Grande-Bretagne pendant 25 ans, relate The Telegraph. L’homme a ainsi accumulé 827 jours de congés annuels refusés par sa direction. Après son licenciement, il a finalement obtenu gain de cause auprès de la justice et a reçu un total de 392.000 livres sterling de dédommagement, soit près de 460.000 euros.
L’histoire débute en 1987 lorsque Mossadek Ageli rejoint Sabtina Ltd, une société de gestion immobilière d’origine libyenne, en tant que directeur général adjoint avant d’être nommé directeur commercial. Son contrat de travail prévoit 30 jours de congés par an mais, entre 1987 et 1989, il n’en prend aucun car lui et son assistant sont les seuls employés à temps plein de l’entreprise. Ensuite, jusqu’en 1996, la direction lui refuse 200 jours de congé. L’homme fait le dos rond, réalise que ces congés sont perdus et tient consciencieusement un registre pour les comptabiliser.
« Lorsque les difficultés à prendre des congés sont devenues quasi systématiques, j’ai écrit au directeur général non-résident qui était également directeur général de la société mère en Libye. J’ai demandé à être indemnisé pour les congés non pris. Le directeur général a accepté et a signé un document d’accord », explique-t-il lors de l’audience au tribunal.
Licencié pour faute grave
« L’entreprise ne propose pas de régime de retraite aux employés, mon assistante et moi-même mettions de côté les congés non pris pour les moments difficiles ou pour la retraite. J’étais le seul signataire autorisé de l’entreprise depuis plus de 20 ans et j’aurais pu approuver les paiements pour moi et mon assistante chaque année lorsque nous ne pouvions pas utiliser nos congés. Pourtant, je ne l’ai pas fait, même si cela relevait de mes compétences. Je comptais sur ces paiements », poursuit-il.
Entre 2001 et 2004, il perçoit bien 15.000 livres en compensation de ses congés payés, les années suivantes, ses congés non-pris continuent de s’accumuler à travers l’accord qui prévoit que la somme soit reportée d’une année sur l’autre. Mais en 2022, le conseil d’administration est renouvelé, Mossadek Ageli est alors licencié pour faute grave deux ans plus tard.
Pire, la direction l’informe qu’il ne serait pas payé pour les 827 jours de congés payés accumulés depuis 1998. Le salarié décide donc de saisir la justice, le tribunal estime alors qu’il avait été victime de mauvais traitements en raison du non-versement de ses congés payés. Il ordonne donc à l’employeur de verser l’intégralité des congés payés dus, ainsi qu’une indemnité de 91.490 livres pour licenciement abusif (et entaché d’irrégularités) et une indemnité forfaitaire de 14.070 livres, soit un total de 392.000 livres.
Source:
www.bfmtv.com




