A l’ombre du jardin de l’académie d’échecs de Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan, une dizaine d’enfants se penchent en silence sur leurs parties, surveillés par les portraits de la légende russe Garry Kasparov et du génie américain Bobby Fischer, qui trônent à l’entrée de la salle. « A présent, notre jeunesse a ses propres grands maîtres nationaux auxquels s’identifier », sourit leur entraîneur Ravchan Choukourov, en référence à la nouvelle génération de joueurs ouzbeks qui s’impose sur la scène internationale.
L’homme de 45 ans n’est pas étranger à cet essor. En seize ans de carrière, il a formé, à l’académie d’échecs comme dans sa propre école (qui compte 200 élèves chaque année), plus d’une centaine de champions nationaux, 35 champions d’Asie et six vainqueurs internationaux. Il a été le premier coach de Nodirbek Abdusattorov, star mondiale et vainqueur du prestigieux tournoi néerlandais Tata Steel 2026, aujourd’hui candidat crédible au titre suprême de champion du monde.
Son principal concurrent ouzbek, Javokhir Sindarov, 20 ans, devenu grand maître international, titre le plus élevé décerné par la Fédération internationale des échecs (FIDE), à 12 ans, est entré dans le top 10 mondial en mars. Des profils comme Mukhiddin Madaminov (19 ans) et Nodirbek Yakubboev (24 ans), tous deux grands maîtres internationaux, confirment la vitalité du vivier d’Ouzbékistan.
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Source:
www.lemonde.fr




